KISS - 19 novembre 2023
La ville de Québec a ajouté une autre date importante à son histoire culturelle, soit celle ou le groupe américain KISS est venu lui dire adieu. Un moment historique où la nostalgie brillait sur la scène et dans la foule.
Il y a une belle histoire d’amour entre le Québec et le groupe de New-York depuis 1976, seulement il aura fallu sept ans avant que KISS ne vienne nous visiter dans la vieille capitale. Le premier concert a eu lieu au Colisée de Québec le 12 janvier 1983, pour la tournée Creatures of the Night. J’imagine que la foule à gagner le cœur du groupe, puisqu’ils sont revenus à sept autres reprises par la suite, dont l’année suivant soit 1984 et la dernière fois en 2019, pour la même tournée que ce soir intitulé The End of the Road World Tour.
Vingt-trois années ont été nécessaires à KISS pour terminer leur tournée d'adieux qu'ils ont commencée en 2000. L’engouement est toujours présent puisque le spectacle a affiché complet et les amateurs du groupe avaient sorti leurs trousses de maquillage et comme le veut la tradition, plusieurs se sont maquillés en leurs musiciens favoris. Il y avait une belle ambiance et on sentait la nostalgie s’emparer émotivement de chaque individu présent. Il y avait un côté familial à cette soirée puisque le groupe a touché plusieurs générations depuis sa création en 1973.
Le duo canadien Crown Lands a eu la chance d’ouvrir la soirée. Le son du groupe nous ramène au début de Rush, puisque la voix du chanteur qui est aussi le batteur lui ressemble beaucoup. La formation Ontarienne donne un spectacle puissant avec une virtuosité enivrante. Il offre une musique complexe sans artifice puisqu’ils sont deux dans ce marathon de notes. Bien sûr, ils étaient très heureux d’être de la partie dans cet enterrement presque formel de leur idole de jeunesse et on le sentait tout au long de leur prestation.
Nous avions une heure à attendre avant le dernier spectacle de KISS à Québec. À ma grande surprise les spectateurs n’ont pas envahi les kiosques de bières, j’imagine que le fait que le spectacle soit un dimanche joue sur la vente d’alcool. L’excitation palpable venait de gens en contrôle et tout était en place pour une finale grandiose.
Il y avait une belle énergie dans l’air et lorsque la trame d’introduction a débuté les cris ont commencé à exploser de partout. La foule était conquis d’avance et les explosions sur la scène appuyaient les gens qui chantaient à tue-tête Detroit Rock City, puisque le groupe a ouvert avec cette emblématique chanson. Du plus jeune au plus vieux, on pouvait lire la joie sur les visages de tout le monde présent pour cette communion positive pour une dernière fois avec les quatre musiciens qui nous ont offert un concert digne de leur renommée.
KISS a misé en partie sur son album Destroyer pour assouvir la soif musicale de la foule, ils ont offert cinq pièces tirées de ce classique qui a passé l’épreuve du temps. Bien sûr, je comprends que les amateurs du groupe auraient aimé entendre plus de pièces qui sortent des sentiers battus, le catalogue du groupe est large et dur à couvrir. Tout de même la formation new-yorkaise a misé sur ses classiques tirés de plusieurs albums et ils ont joué sur cette ligne du temps qui dure depuis cinquante ans. La pyrotechnie a appuyé chacune des pièces choisies de façon magistrale.
La foule est un élément important et le groupe a toujours été généreux envers leurs disciples, il ne faut pas oublier que c’est la Kiss Army qui mit le groupe au sommet, puisque les radios n’ont pas été rapides à flairer le succès du groupe lors de leur début dans les années 70. L’armée de KISS était bien présente tout au long du concert et deux drapeaux étaient hissés pour eux.
Le moment fort de la soirée est arrivé lorsque Paul Stanley a traversé la foule dans les airs vers la console, où se trouvait une plateforme pour l’accueillir et pour laisser place à une orgie d’explosion pyrotechniques sur la pièce Love Gun. Il y a eu quelques longueurs durant le spectacle, on sent que le groupe étire la sauce, mais je suis impressionné de l’énergie qu’ils ont tout au long du concert rendu à leur âge respectable. Gene Simmons a 74 ans, Paul Stanley a 71 ans, tandis qu’Eric Singer et Tommy Thayer sont dans leur soixantaine.
La musique garde les cœurs jeunes et KISS avait le cœur à la bonne place. La soirée n’a pas offert de surprise la foule savait à quoi s’attendre, mais l’énergie de la foule est toujours différente à chaque concert, c'est ce qui rend l’expérience unique à chaque fois.
KISS est un groupe que l’on devait voir une fois dans sa vie, il y a sûrement plusieurs références à la formation dans le film Spinal Tap, mais il l’assume avec une arrogance légendaire. Ils sont les clichés d’eux-mêmes, mais les gens en raffolent. Je suis content de l’avoir vécu, il reste quelques dates à la tournée qui va se terminer dans leur ville natale et cette fois le cercueil ira s’enfoncer dans le sol pour laisser le groupe sombrer dans un sommeil bien mérité.
J’ai vu beaucoup de gens s’embrasser, certains se connaissaient, d’autres non. C’est leur pouvoir de superhéros unir les fans pour faire un seul esprit et il avait beaucoup d’amour dans l’air tout ça ensemble ça donne un spectacle magnifique rempli d’une émotion qui est impossible à décrire, il fallait être là.
Comme le spectacle d’Ottawa qui devait avoir lieu une journée après celui de Québec a été annulé à la dernière minute, je crois que cela rendra ce spectacle encore plus légendaire.
RIP KISS
Texte : Eric Bed – Prescription Punk Rock – CKRL 89,1
Crédit photo : L'oeil de Mel-C. – Prescription Punk Rock – CKRL 89,1
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L'Oeil de Mel-C
The Musical Box - 4 novembre 2023
The Musical Box n’est pas juste un des meilleurs groupes de reprise de Genesis, c’est une machine à remonter dans le temps et une boîte musicale remplie de surprises.
J’étais très fébrile de voir The Musical Box en spectacle, car j’ai beaucoup entendu parler en bien de la formation de Montréal, qui s’est formée en 1993. Ce que je ne m’attendais pas, c'est de vivre un réel retour dans le temps, à une époque où le rock laisse place à une magie théâtrale exécutée avec débrouillardise, et ce, avec peu de technologie, comparativement à aujourd’hui.
Dès notre arrivée dans la salle de spectacle du Théâtre Capitole, on pouvait voir le décor parfaitement recréé de la tournée Selling England by the Pound. Un visuel qui a été présenté par Genesis lors de cette tournée entre 1973 et 1974. Je suis curieux de savoir si des gens qui étaient présents pour cet hommage à la mythique formation britannique, étaient présents lors de leur passage dans la ville de Québec le 7 novembre 1973. Vous savez où a eu lieu le spectacle ? Eh oui, au Théâtre Capitole, ça fait drôle de penser qu’on se réunit pour voir cette œuvre d’art cinquante ans plus tard, presque jour pour jour à la même place.
Genenis avait des idées de grandeur pour la tournée de leur cinquième opus Selling England by the Pound, cependant dû à une tragédie dans le monde de la musique le groupe a été limité dans la conception scénique de cette tournée.
En effet, le 2 août 1973 un feu a éclaté à l’extérieur du centre Summerland à Isle of Man, une île située entre la Grande-Bretagne et l’Irlande. Le feu qui a débuté dans un kiosque à l’extérieur du centre, s'est vu se propager à l’intérieur, car le kiosque en feu s'est effondré sur une façade du centre. Certains matériaux utilisés dans la construction ont accéléré la propagation du feu. Il y avait trois mille personnes présentes à l’intérieur, cinquante sont mortes dans l’incident et plus de quatre-vingts ont été sérieusement blessées. Il y avait plusieurs mineurs parmi les morts. Cette tragédie a eu un impact indéniable sur la scène internationale et les spectacles d’envergure de l’époque.
Le groupe a dû arriver avec un concept différent puisque les normes en sécurité au niveau des spectacles de cette taille avaient changé. Genesis, a misé sur une mise en scène théâtrale simpliste, mais très conceptuelle pour appuyer les histoires racontées dans les pièces choisies pour cette tournée et c’est ce spectacle que The Musical Box a fait renaître de ses cendres.
Le spectacle débute avec la pièce Watcher of the Skies, qui a ramené la foule directement en 1973 et nous avons été subjugués dès les premières notes. La foule s'est montrée timide tout au long du spectacle en préférant vivre l’expérience en silence sûrement par respect pour cette œuvre d’art visuel et sonore. Cependant l’arrivée de Denis Gagné, qui interprète Peter Gabriel s'est fait sous les applaudissements de la foule, qui allait de jeunes amateurs à des amateurs plus âgés. Elle était riche en diversités, tout comme le groupe Genesis.
Le spectacle de The Musical Box comprend dix pièces de Genesis, une de plus que lors la tournée originale puisque le groupe de reprise a ajouté la délectable chanson The Knife, qui a un côté psychédélique, elle permet aux musiciens de se déchaîner pendant plusieurs minutes. Le public comprend rapidement la complexité des œuvres de Genesis en voyant une reproduction aussi parfaite. Phil Collins a même dit que le groupe joue mieux qu’eux à cette époque. Il reste qu’il faut être très talentueux pour reprendre cette tournée, car c’est une prouesse presque olympique. Le spectacle à une durée de deux heures qui passe dans le temps de le dire, tellement on plonge dans cette expérience musicale. La précision des gestes et l’énergie de Gagné nous amène dans une aventure psychédélique musicale, chaque note explose dans nos oreilles et cela amène beaucoup de bonheur.
Les costumes et les maquillages sont une partie importante de ce spectacle. L’éclairage est choisi minutieusement, car il appuie la mise en scène et les chorégraphies du spectacle. Mon moment préféré est lorsque Denis Gagné arrive déguiser en personne âgée, pareil qu’à l’époque de Gabriel. Lorsqu’ils chantent vers la fin de la pièce, le stroboscope mélangé au spasme du personnage nous offre un visuel époustouflant. Cinquante ans plus tard, cette production nous en met encore plein la vue.
Tous les détails ont été passés au peigne fin. C’est à travers une passion fulgurante que les musiciens du groupe The Musical Box nous offrent de revivre un spectacle historique qui vaut le déplacement.
En résumé, un hommage prend tout son sens dans les détails et la précision, cela The Musical Box l’a compris. La perfection n’existe pas, mais on était proche.
Texte : Eric Bed – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
Crédit photo : L'oeil de Mel-C. – Prescription Punk Rock – CKRL 89,1
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Godsmack - 22 octobre 2023
Dieu n’a frappé personne durant cette soirée illuminée par la foule qui a été alimentée par un courant rock fort qui a produit beaucoup d’énergie.
Godsmack n’est pas un groupe qui mise sur la pyrotechnie, ni sur un répertoire rempli de classiques, puisque le groupe a plusieurs bonnes chansons, mais rien de magistral, selon mon humble opinion. Comment un groupe avec quelques bonnes pièces s'est rendu au sommet et surtout comment ils ont fait pour rester en haut. Par la connexion et l’interaction avec son public et surtout par le talent du chanteur de la formation, Sully Erna qui est multi-instrumentiste.
La formation de Lawrence donne un spectacle d’envergure avec quelques flammes et explosions pour l’appuyer, mais l’essence du groupe et la raison de sa présence sur scène n’est pas basée sur cet élément. Godsmack sait que l’élément sur lequel ils doivent miser, est celui de la foule et son énergie. C’est là que le succès du spectacle repose, sur cette connexion avec les amateurs du groupe.
Le coup d’envoi du spectacle de Godsmack s'est fait avec le seul et unique Mix Master Mike des Beastie Boys qui est apparu sur un écran géant, placé devant la scène. On a pu le voir s’amuser derrière ces deux tables tournantes sous les airs de Rush, Aerosmith et son ancien groupe les légendaires Beastie Boys. Un coup de canon a terminé sa performance et le spectacle était lancé.
Le public est leur meilleure carte et c’est avec la foule que le spectacle se construit tout au long de la soirée. Les nouvelles pièces sont bien reçues par le public, car le groupe fait en sorte que l’on se permet de s’échapper avec eux même sur les nouvelles pièces grâce à leur expérience et le réconfort que leur réaction amène d’être de retour à Québec.
Le moment fort du spectacle a eu lieu quand Sully est allé s’asseoir derrière une deuxième batterie, emmenée sur la scène afin qu'il commence une bataille de batterie avec le batteur de Godsmack, James Shannon Larkin. Je peux vous dire que le duo est époustouflant et flamboyant. Ils sont capables d’être symétriques et ils font preuve d’une précision inébranlable. Ils ont offert des clins d’œil aux groupes légendaires qui les ont influencés.
Voodoo a été la pièce qui est allée chercher le plus émotivement la foule qui s'est époumonée à la chanter à tue-tête avec beaucoup d’émotion. La formation a gardé le désert pour la finale de la soirée avec son plus grand classique, soit la chanson I Stand Alone, qui crée une explosion d’enthousiasme auprès des amateurs du groupe.
I Prevail m’a laissé un peu perplexe. Certes, le groupe a une belle énergie sur scène, mais tous les clichés de mauvais groupes d'Hardcore son présent dans leurs performances. Malheureusement, le groupe ne se démarque pas musicalement. Leur force aura été d’avoir offert quelques clins d’œil aux légendes du métal comme Slayer.
Ma surprise aura été avec le groupe qui a ouvert la soirée, Flat Black. Le groupe est formé autour de l’ancien guitariste de Five Finger Death Punch, Jason Hook. Il a rejoint le groupe en 2009 pour donner suite au départ de Darrell Roberts. Il a quitté le navire en 2020 pour des raisons personnelles. Pour ce projet, il a recruté des jeunes musiciens de talent, j’ai été impressionné par la précision du batteur qui offre une fondation solide au groupe.
Au niveau du vocal je dirais que c’est moins ma tasse de thé, cependant avec un peu plus d’expérience et grâce à son talent, je crois qu’il va pouvoir pousser le groupe à un autre niveau, puisque la formation débute. J’ai eu la chance de les rencontrer après le spectacle, ils sont fort sympathiques et sont présentement dans une opération charme avec les médias. J’aurai la chance de les avoir en entrevue prochaine.
Une soirée riche en talent, qui a été un succès grâce à la participation contagieuse de la foule.
Texte : Eric Bed – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
Crédit photo : L'oeil de Mel-C. – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
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Envol et Macadam - 16 septembre 2023
Les jeux sont faits, rien ne va plus Rancid est de retour dans la vieille capitale pour la première fois depuis 2009, et la ville de Québec est prête pour les accueillir.
Avec la logistique familiale dans mon petit foyer, nous avons manqué les deux premières formations de la soirée, soit Crachat et Don’t Try. Cependant, des connaissances sur place m’ont confirmé qu’ils ont donné une solide performance et plusieurs personnes ont eu la chance de les découvrir en cette soirée festive.
J’avais très hâte de voir MAP, qui effectuait un retour sur scène avec deux nouveaux membres soit Marc-Antoine Bastien et Christian Jacques. Ils sont deux musiciens expérimentés et leur présence sur scène était sentie et surtout très honnête. Ils ont amené quelque chose de nouveau dans la sonorité de la formation de Québec. Il semble que leur ajout a agi comme une allumette sur de la gazoline et que cela a fait exploser les anciens membres, en particulier Guillaume Tardif chanteur de MAP, qui est devenu un geyser d’énergie. La nostalgie s'est vite emparée de nos âmes et leur choix de pièces nous a ramenés dans le temps. Ce spectacle m’a fait rappeler la force de la nature qu’est le groupe grâce aux pièces qu'ils ont écrites avec une intelligence critique et affûtée. Un spectacle mémorable et solide comme le rock.
La scène québécoise a mis le party dans l’agora et c’est le groupe de Boston, Big D and the Kids Table qui a assuré la suite de la soirée avec leur ska planant. Ils sont une grande famille dysfonctionnelle de douze individus qui donne tout ce qu’ils ont pour faire bouger les fesses du tout le monde sur place. Ils ont ouvert avec un classique intitulé L.A.X. qui montrait que le groupe était un contrôle. On sentait leur joie d’être à Québec et on pouvait lire leur surprise de voir les deux bateaux de croisière amarrés devant l’agora du vieux port. Ils ont donné un spectacle à saveur ska avec une fougue inouïe qui a mis le sourire au visage de tout le monde présent pour les voir. David McWane, le chanteur du groupe, est allé faire un tour dans la foule en signe de remerciement pour les amateurs qui hurlaient les paroles des pièces un vrai guerrier qui lui aussi à surmonter un cancer en 2012. C'était une bonne idée d'inviter les Bostoniens, parce que nous étions très ennuyés de les voir sur scène.
New-York est une ville avec une belle histoire musicale et elle regroupe plusieurs légendes du hardcore, mais aucune n’égale l’impact qu’a eu Agnostic Front sur la scène musicale internationale et celle de New-York, puisqu’ils sont les parrains du mouvement. Ils sont les pionniers d’un style qui domine toujours la scène sous terrain. Ils ont créé un style de vie qui a influencé une génération au complet. C’était un honneur de les avoir à nouveau à Québec dans le cadre du festival Envol et Macadam. L’histoire d’amour entre notre ville et le groupe de New York est indéniable et remonte à loin. Le groupe est arrivé avec leur énergie habituelle, cependant le son ne semble pas avoir suivi la rapidité du groupe puisqu’il était à certain moment inégal. Cela a gâché un peu l’expérience puisque Roger Miret, le chanteur du groupe semblait avoir de la misère à s’entendre. Il semblait à bout de souffles. C’est Vinny, le guitariste de Agnostic Front qui a donné le spectacle. Ils sont très à l’aise sur scène et on voit qu’après toutes ces années sa passion pour jouer de la musique est restée intacte. Le public était conquis d’avance, tout ce qui leur restait à faire était d’avoir du plaisir sur la scène, et ça ils en ont eu au bonheur de tous les festivaliers.
Dis-moi, Oakland, comment va le groupe Rancid depuis le temps de ...And Out Come the Wolves?
Le groupe affichait une forme phénoménale lors de leur arrivée sur scène. Je dois dire qu’ils ont commencé en force avec la pièce Root Radicals qui a littéralement fait lever la foule qui chantait avec tout le cœur qu’elle pouvait y mettre. Le groupe a enchaîné avec Radio qui est toujours allée me chercher dans les tripes.
Le groupe est peu bavard on le sait, mais ils ont tout donné au nom de la musique. Ils nous ont offert vingt-six chansons au total. Ils ont pigé dix pièces de l’album ...And Out Come the Wolves, en plus de sept pièces de l’album Let’s Go. La nostalgie est ce qui fait vivre en grande partie la scène punk et ils ont joué cette carte tout au long de la soirée. J’étais très heureux d’entendre Ghost of a Chance et East Bay Night. Mon moment fort a été lorsque Rancid à interprété Rejected que je n’ai pas entendu souvent en spectacle.
Une chose que je ne comprends pas, c'est pourquoi le groupe n’a joué aucune pièce de leur nouvel album Tomorow Never Comes. L’album est vraiment excellent et il me rappelle l’album noir du groupe. Un choix étrange qui me fait comprendre que le groupe n’est pas capable de se détacher de ...And Out Come the Wolves qui leur colle à la peau. Je trouve cela dommage, car j’aurais adoré entendre la pièce titre de l’album et Hellbound Train.
Je peux vous dire que le seul album qui m’a déçu du groupe est Let the Dominoes Fall.
Il reste que selon moi la nostalgie, c'est un peu de la merde, car elle fait que le groupe doit jouer les mêmes pièces à chaque tournée et c’est dommage pour les fanatiques du groupe qui aimerait entendre autre chose, surtout quand il y a un tout nouvel album de sorties.
Le spectacle était solide comme le talent du groupe. La foule a adoré leur performance et finalement j’imagine que c’est tout ce qui compte.
Texte : Eric Bed – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
Crédit photo : L'oeil de Mel-C. – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
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Envol et Macadam - 15 septembre 2026
Une soirée au résultat académique parfait, car tout le monde a passé son cours avec brio surtout Mononc Serge et Anonymus.
La deuxième soirée du festival Envol et Macadam se déroulait du côté de l’agora du vieux port de Québec, pour une deuxième année d’affilée. La soirée était spéciale, car elle laissait place à notre scène locale avec des piliers qui l’ont formée à coups de mélodies.
C’est la formation du bas-du-fleuve établi à Québec, Hate It Too qui a ouvert la soirée avec leur son qui alterne punk et protopunk. Je dois dire que c’est un groupe qui me fascine sur plusieurs points. Ils ont un des meilleurs bassistes au Québec, soit Stephane, qui livre la marchandise avec une virtuosité à chaque spectacle. Il est appuyé par deux guitaristes qui se complètent à merveille. Bien sûr l’élément clé de la formation est leur batteur Jean-Philippe qui donnent le rythme aux enchaînements d’accord qui sont très techniques. Il est appuyé par la voix de Cedric qui a une portée étonnante. Ils ont donné un spectacle digne de leurs talents. On pouvait voir la foule arriver et se placer devant le groupe. On lisait la surprise sur le visage de certain devant ce groupe punk qui était le seul à défendre ce style en cette soirée de massacre.
C’est toujours triste d’enterrer un groupe local surtout quand c’est Dance Laury Dance qui semblait invincible et protégée par les dieux du rock. Le groupe a été victorieux sur tellement de points, mais la réalité peut être dure dans ce domaine et je pense que le groupe a dû encaisser pas mal de coup assez pour tirer l’éponge. Le concert était un moment privilégié entre les amateurs du groupe et ses membres. Une chance de se dire au revoir dans un décor à couper souffle avec les bateaux de croisière en arrière-plan de l’agora du vieux port. Les gars étaient en pleine forme, on les sentait émotifs, mais ils étaient là pour nous conquérir une dernière fois avant de nous dire au revoir. J’ai eu la chance des croisés après le concert et le mot d’ordre était simple, on tourne une page de façon majestueuse. Ils l’ont fait, quel spectacle. Merci pour votre amitié et votre musique depuis 2007.
Groovy Aardvark est un de nos meilleurs groupes au Québec. Leur combinaison de rock et musique progressive donne du mordant à la bête. J’ai vu le quatuor cet été à Trois-Rivières du côté du festival le Festivoix. Le groupe avait joué à l’extérieur sur la scène du quai aux abords du fleuve Saint-Laurent. Le groupe est monté sur scène sur le coup de minuit pour presque une heure. Le spectacle a failli être annulé comme tous les autres dus aux pluies diluviennes qui ont sévi en journée et soirée. La ville a accepté que le groupe joue plus tard au plaisir des festivaliers, mais la performance devait être écourtée. Cette fois, du côté d’Envol et Macadam, on avait une performance complète avec tous les classiques du groupe. Un moment fort a été lorsque le groupe a joué la pièce, Amphibiens. Je suis toujours heureux de voir le groupe mettre la gomme sur Ingurgitus qui reste toujours actuelle. La machine est huilée et les gars offrent un spectacle d’envergure dans une simplicité enivrante. Les fondations de la ville de Québec ont été secouées par un groupe qui compte sur leurs instincts pour avancer.
Voivod est un monument mondial du métal. Je pense que c’est une de nos grandes fiertés et il représente à merveille le Québec sur la scène internationale. Chaque spectacle est un moment historique. Cette fois, ils étaient sur scène pour défendre leur dernier album, Morgöth Tales qui se veut une rétrospective de leur carrière à travers ses pièces obscures et moins connues du catalogue de Voivod. La formation de Jonquière a sorti son arsenal lourd pour nous montrer qu’il était toujours au sommet de leur art. J’ai adoré la prestance de Chewy qui a donné un vent de fraîcheur au groupe lors de son arrivé en 2008. Appuyé par la voix de Snake, le groupe a enchaîné les pièces avec une belle rage au cœur. Michel est un de batteur accompli qui a toujours le sourire aux lèvres, il aime ce qu’il fait et ça sent en spectacle. Il est dans les musiciens les plus sympathiques de la scène. Voivod a tout donné et le spectacle était une réussite de la première à la dernière note.
L’académie du massacre célèbre vingt ans depuis la sortie de leur premier album du même nom. Une combinaison gagnante entre le joual et le métal, qui a conquis l’Europe et le Québec. Il y a eu quelques spectacles par-ci, par-là dans les cinq dernières années, mais rien de constant. Cette fois pour leur vingt ans, Anonymus et Mononc Serge ont décidé de partir la machine à nouveau avec une nouvelle pièce Redoubler et ils ont offert une série de spectacles qui se terminaient à l’agora du vieux port dans le cadre d’Envol et Macadam.
Le concept était fort simple, les gars d’Anonymus n'ont jamais passé leur primaire et Mononc Serge est toujours leur professeur, plus découragé que jamais. Le groupe a monté un spectacle diversifié avec des mascottes pour appuyer leurs choix de chansons. Ils ont joué des pièces du premier album, tout en ajoutant des chansons du deuxième de façon à équilibrer le spectacle. Le moment fort de la soirée a été lorsque Mononc Serge a brandi le drapeau avec la feuille de pot bien haut dans les airs et qu’Anonymus a commencé à jouer les premières notes de la pièce Marijuana.
Le groupe a joué tous ces classiques dont l’âge de la bière, ogunquit et J'pue pas, j'Sens l'Punk. Le moment hilare de la soirée a été leur reprise de Pink Floyd, Another Brick in the Wall qu’ils ont rebaptisé Une autre brique dans ta face. Un spectacle époustouflant où on rit à gorge déployée tout en se faisant aller la tête tel un vrai metalleux. On va s’ennuyer de cette combinaison parfaite, j’imagine qu’on va les revoir pour leurs quarante ans.
Une deuxième journée divine dans le cadre d’Envol et Macadam qui a réussi à faire briller notre scène locale. Tout est prêt pour l’apocalypse, soit le retour de Rancid à Québec.
Texte : Eric Bed – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
Crédit photo : L'oeil de Mel-C. – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
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Envol et Macadam - 14 septembre 2023
Le coup d’envoi d’Envol et Macadam c’est fait avec Ten Foot Pole qui nous a donné un bon coup de perche de dix pieds en pleine face. Résultat, une soirée mémorable avec un groupe qui semble être devenu québécois.
Le Québec est la deuxième maison de la formation punk Ten Foot Pole, pour plusieurs raisons.
Ils ont trois membres américains dont un, Scott qui vit presque à temps plein au Québec. Leur percussionniste Guillaume est originaire du Québec.
La moitié du groupe vit au Québec, la logique était de venir les rejoindre et c’est ce que Dennis chanteur de la formation et Richie le bassiste pour Ten Foot Pole ont fait.
Le dernier passage des membres était en 2019, ils ont tourné à travers tout le Québec et ils ont joué au Festival d’été de Québec. L’amour entre le Québec et le groupe est puissant et il perdure depuis leur premier passage en 1994 à Montréal. Dennis est au Québec depuis plus d’un mois, le but étant de se préparer pour la tournée québécoise et européenne et pratiquer le plus possible avec tous les membres.
Le coup d’envoi de la tournée a eu lieu à Rimouski avant d'avoir la chance de présenter leur deuxième spectacle à L’Anti-Bar & Spectacles le jeudi 14 septembre 2023 lors du festival Envol et Macadam qui a offert au groupe d’ouvrir les quatre jours de festivités avec Drunktank de la Hollande, Try Again de la ville de Québec et TV Dead de Vancouver.
Dès notre arrivée devant l’Anti-Bar & Spectacles on a pu voir l’engouement des amateurs punk qui était arrivé tôt pour s’assurer une place lors de la soirée. En effet, tous les billets pour la soirée avaient trouvé preneur et il restait environ 75 places pour les festivaliers qui possédait un laissé passer pour les quatre jours.
La dernière fois que j’ai vu une file quelques heures avant un spectacle punk dans la capitale nationale en dehors du Festival d'été de Québec remonte à loin.
C’est TV Dead qui a ouvert la soirée avec leurs punks garages aux odeurs de Vancouver. On sentait qu’il était heureux de jouer à Québec. Le groupe a passé la fin de semaine ici afin de vivre l’expérience d’Envol et Macadam. Une performance qui a donné le ton de la soirée, on a pu voir les gens commencer à bouger tranquillement et se préparer pour le reste du repas. Je décrirais le groupe comme étant un son simple, mais efficace et sans artifice. La salle affiche complète dès les premières notes des trois punks sur scène.
Try Again a dû ajuster son alignement puisque Mike, le batteur du groupe, a dû s’absenter pour une blessure au dos. À ma grande joie, nous avons eu droit à un spectacle unique du groupe avec Lewis du groupe No Step Back à la batterie. Ils ont sorti un tout nouveau simple et je peux vous dire qu’il y a de quoi être fière cette formation est un bijou de notre scène locale. Ils ont livré la marchandise tellement que Dave, le chanteur du groupe a dû reprendre son souffle avant la troisième chanson tellement il y avait de l’intensité dans leurs performances. J’aimerais prendre le temps de leur dire merci puisqu’ils ont souligné les quinze ans de mon émission de radio Prescription Punk Rock en m’invitant sur la scène pour placer quelques mots. Je suis persuadé que le groupe était très stressé vu qu’ils ont dû ajuster beaucoup de choses pour offrir ce spectacle. Le résultat était parfait et tout le monde a adoré leur énergie enivrante. Le moment fort du spectacle a été lorsque notre ami Anthony Grenier de People of Punk Rock records est monté sur scène chanter la pièce J'veux pas sortir par la fenêtre.
Les premières fois sont souvent les meilleures, elles forgent notre personnalité et elles alimentent notre nostalgie par la suite. C’était le premier passage du groupe de Hollande DrunkTank. Je les connais depuis plusieurs années et je les attendais de pied de ferme. Un groupe qui est en train de gagner beaucoup de terrain avec leurs punks mélodiques sous poudré avec des accords métal. Je peux vous dire qu’ils ont tout donné et leur force se retrouve dans la chanteuse, Sarah qui est électrisante sur scène. Elle a une aisance qui se reflète dans son attitude et dans sa voix qui a une belle puissance.
Tout était en place pour que Ten Foot Pole triomphe cette soirée. La chimie entre les nouveaux membres du groupe est solide et ils sont tous des musiciens remplis de talents. Ils ont offert un concert basé sur le présent et sur leur nouveau matériel. Je sentais un peu de déception dans la foule, mais je suis content que le groupe a choisi cette direction. Je trouve personnellement que cela fait changement par rapport aux autres fois et que le passé et le présent peuvent gambader main dans la main dans les champs punk rock.
Dennis a une voix fracassante et tellement puissante. Il maîtrise tous les aspects de sa performance, comme il est technicien de son, le son est toujours un élément clé de ses spectacles et comme à son habitude, il affichait un sourire contagieux. Old Man est toujours un moment fort de la soirée. Je lui mentionnais à la radio que cette pièce a créé un lien entre moi et un de mes amis Julien, qui amène une certaine nostalgie à chaque fois que je l’entends. Il m’emmène à un endroit où je me sens bien et je remercie Dennis pour cela.
Le coup d’envoi était donné on était prêt pour le reste de la bataille musicale qui allait se dérouler au bord du fleuve St-Laurent à l’agora du vieux port de Québec.
Texte : Eric Bed – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
Crédit photo : L'oeil de Mel-C. – Melanie Clement – Prescription Punk Rock
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Escape from the Zoo - 9 septembre 2023
Escape From the Zoo à prouver, lors de leur passage samedi dernier du côté de l’Anti-Bar à Québec, qu’elle est une des formations les plus intéressantes de la scène sa émergente.
Une nouvelle scène a émergé aux États-Unis, son chef de fil est bien sûr le groupe Days N Daze, cependant elle est poussée à bout de bras par la maison de disque Flail Records.
Cette scène attire un public qui sont dans leur début de la vingtaine. Elle donne un vent de fraîcheur dans une scène punk qui baigne dans la nostalgie. Le chanteur du groupe Days N Daze, Jesse Edward Sendejas a formé Escape From the Zoo en parallèle à son groupe Days N Daze.
Une formation ska, qui rappelle la crack rock steady scene, une scène ska punk forgé à la fin des années 90 qui a explosé grâce au groupe Choking Victim.
J’attendais avec impatience la tournée d’Escape From the Zoo, puisque l’album Countin’ Cards paru sur l’étiquette de disque Fat Wreck Chords est un solide monument. Il s’est retrouvé dans notre top 5 des meilleurs albums de 2022. Il apporte un message positif ou la sobriété est mise de l’avant pour donner suite à des années d’abus et de déconstruction personnels.
La première partie du spectacle était assurée par le groupe de La Nouvelle-Orléans, Holy Locus. J’ai découvert le groupe quelques jours avant le spectacle, sans savoir à ce moment qu’il était de la partie. Je suis tombé en amour avec l’album Fever Dream, paru en 2018 et la pièce Pigs in a Blancket. J’avais hâte de les voir puisque la Louisiane a toujours été une place avant-gardiste au niveau de la culture. Le groupe a amené l’odeur des rives du Mississippi et je peux vous dire que ça sentait l’originalité et la discipline. Il mixe plusieurs styles de musique et il jongle avec ses styles avec une facilité enivrante.
Holly Locust a donné une performance unique qui nous a fait voyager du Québec au bayou. On sentait la chimie entre les membres du groupe tout au long de leurs performances. Au début, la foule était plutôt tranquille, mais plus le spectacle avançait, plus les jambes se dénouaient et les punks commençaient à danser ce qui a fait sourire le groupe.
J’ai adoré leur spectacle et leur fougue. De plus, ils sont réellement sympathiques. J’ai bien ri dans l’arrière-scène avec eux. J’ai offert aux membres de faire une entrevue, ils ont répondu que la dernière fois le groupe s'était chicané pendant l’entrevue, sûrement mal menée par la personne qui conduisait l’entrevue. Après une argumentation très drôle, j’ai convaincu le groupe d’en faire une appuyée par Escape From the Zoo avec qui je venais d’en faire une. Cependant, elle n’est jamais arrivée je blâme l’alcool pour ça.
La foule était bouillante et prête à accueillir Escape From the Zoo, qui ont littéralement explosé l’Anti-Bar spectacle. Veronica Sendejas qui joue de la mandeline apporte une touche spéciale à ce groupe. Son jeu est puissant et strident et il alimente bien sa voix et la voix de son comparse Jesse.
Ils ont une belle connexion sur scène et leur énergie est contagieuse. Jesse et le guitariste change de place pour certaine pièce ce qui donne une dynamique amusante. Tout le monde dans le groupe sait chanter et cela offre une structure à leur musique. Il reste que le groupe affiche une sobriété invitante qui laisse transparaître une fragilité qui est une arme parfaite pour ce genre de musique, car cela démontre le côté humain de chaque membre et on comprend mieux le message derrière leur magnifique musique.
Un spectacle qui va faire jaser et le bouche à oreille va faire en sorte que le groupe va remplir rapidement à leur prochain passage.
Texte : Eric Bed – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
Crédit photo : L'oeil de Mel-C. – Melanie Clement - Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
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Peter Gabriel - 8 septembre 2023
L’humilité artistique peut amener une foule à se laisser aller dans un voyage musical sans limites, mais elle doit être bien guidée, ce soir elle l’était par un vieux singe humble rempli d’une fougue et d’une sagesse musicale infinie.
Peter Gabriel est un poète accompli, il est rempli d’une sagesse fragile et il veut la partager à travers ses textes et sa musique. Il semble avoir compris quelque chose durant son périple qui semble simple, mais que l’humanité à de la difficulté à comprendre. Il confronte la complexité et la simplicité d’une façon fracassante.
Bien sûr son ascension au sommet dans les années 80 a été ardu, mais cette aventure semble avoir laissé une cicatrice qui lui donne quelque chose d’exceptionnel. Il nous donne l’impression à travers son aisance qu’il a compris le sens de la vie à travers la connexion sociale.
Ce soir, il nous a donné le droit de connecter ensemble en tant qu’humain, sans se soucier du passé, de notre classe sociale, de notre âge ou de notre sexualité.
Un magnifique cadeau pour la ville de Québec qui était présent pour l’accueillir. En effet, la soirée affichait complet et la foule se voulait fébrile.
L’idée de présenter ses musiciens chéris devant un feu de camp et de commencer la soirée avec deux pièces acoustiques était du pur génie, qui nous ramène à la simplicité. La création musicale peut être un processus complexe, cependant on se retrouve dans la simplicité des choses. Le faux feu crépitait devant les musiciens qui nous dévoilent leurs talents sans aucun artifice. Les notes étaient jouées à la perfection.
Le visuel était à couper le souffle et son utilisation était légitime. Il y a tellement de groupe qui projette n’importe quelle imagine ou couleur. L’ancien chanteur de la formation Genesis et son équipe ont montré leur souci du détail à travers un visuel qui appuyait le spectacle.
J’ai adoré la troisième pièce du spectacle, intitulé Panopticom qui montre que cet homme est encore capable d’écrire des pièces fortes et accrocheuses après tout ce temps. La première partie du spectacle est basée sur le présent de l’artiste et ses derniers simples. Il a délaissé plusieurs classiques pour ne pas sombrer dans la nostalgie. On le sait, chaque tournée est différente. Comme il n’y avait pas de première partie, le spectacle était coupé en deux et il y avait un entracte. La meilleure façon d’y arriver était avec le classique Sledgehammer qui a été un gros coup dans sa carrière.
Les gens se sont rués vers la bière lors de la pause et les toilettes se sont rapidement remplies. Les commentaires étaient positifs, les gens réalisaient l’ampleur et le talent de Gabriel. Le fait qu’il parle en français tout le long du spectacle a été souligné par les amateurs avec la vessie pleine en attente d’une vidange d’urine. Le public était conquis d’avance, il n’y avait pas une grosse opération de charme à faire.
La deuxième partie a débuté avec la chanson Darkness, qui offrait une transition délicate vers les classiques qu’il gardait pour la finale. Red Rain a été accueilli avec enthousiaste par la foule qui s’est levée et qui est restée debout pour la suite. Big Time reste toujours un moment fort de ses spectacles, c’est une pièce pour faire lever un stade de football.
La soirée s’est déroulée rapidement et on arrivait au moment que j’attendais le plus l’enchaînement de Solsbury Hill et In Your Eyes, que je placerai dans le top cinquante des plus belles chansons écrites au monde. Ce sont des pièces qui donnent de l’espoir et qui vous donnent le goût de vous améliorer et être une meilleure personne.
C’est là que repose le talent de Peter Gabriel dans sa capacité à vous revirer émotionnellement et vous amener à ressortir différent, voire changer. C’est exactement avec cet état d’esprit que je suis ressortie du Centre Videotron. Le cœur gros qui fessait boum, boum, boum. La tête remplie de ces belles mélodies et d’espoir.
Un mot pour résumer la soirée, connexion.
Texte : Eric Bed – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
Crédit photo : L'oeil de Mel-C. – Prescription Punk Rock – CKRL 89,1
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Avenged Sevenfold - 21 juillet 2023
Une apocalypse musicale dirigée par un orchestre qui a passé à travers tous les chemins de l’enfer grâce à leur guide, le public qui était là pour leur donner l’énergie au septuple.
La soirée a débuté pour plusieurs dans l’attente. Il semble qu’il y a eu du retard au niveau de la logistique, puisque les portes pour faire entrer les amateurs d’Avenged Sevenfold ont ouvert plus tard que prévu.
C’est la formation créée autour du personnage Kim Dracula qui a eu l’honneur d’ouvrir la soirée. L’artiste vient d’Australie, il a été connu grâce àTikTok, car il a fait sensation en atteignant 3.2 millions d’abonnés en peu de temps. L’image de l’artiste est la base de sa créativité, auquel on ajoute un son industriel avec quelques combinaisons de notes de style métal et une touche de musique pop. Ils ont un album qui vient de paraître qui est intitulé A Gradual Decline In Morale. Il semble être dans les bonnes grâces de la nouvelle génération qui s’installe tranquillement dans l’univers du rock. Le spectacle était original certes, mais la musique et la prestation n’a pas fait lever la foule qui est restée de glace devant l’artiste. Il semble que trop vouloir amène son contraire.
Alexisonfire aurait pu surpasser la performance d’A7X. Le groupe avait effectué un retour abrasif l’an passé. Leur passage au Festival d’été de Québec avait été un coup de poing en pleine mâchoire pour les festivaliers. Cependant, ils ont choisi d’offrir un spectacle totalement différent cette fois pour laisser l’intensité au groupe Avenged Sevenfold.
Ils ont délaissé plusieurs de leurs classiques et le groupe a opté pour une sélection de chansons avec des moments plus calmes et mélodiques. J’étais heureux lorsque le groupe a joué la pièce Young Cardinal, mais on dirait que le mal était fait et je n’ai pas levé avec eux. J’étais surpris par le contraste des deux spectacles. J’étais déçu par le choix des chansons, mais il reste que le groupe était au sommet de sa forme. Ils sont des musiciens exceptionnels qui ont tous réussi à avoir du succès en dehors du groupe. La foule a quand même embarqué dans le spectacle, mais je sens qu’elle aurait aimé avoir droit à plus d’intensité par la formation canadienne. Le moment fort de la soirée pour Alexisonfire a été lorsqu’ils ont joué This Could Be Anywhere in the World, qui terminait leur spectacle.
La ville de Québec les attendait avec impatience, ils sont chez eux ici. Je ne les avais pas revus depuis leur passage au Vans Warped Tour en 2004. Le groupe commençait à être connu grâce à leur deuxième album Waking the Fallen qui mixait le style métal et emo, qui avaient pris la scène punk par surprise au début des années 2000. J’avais eu la chance de les rencontrer à leur table de marchandise, ils étaient très sympathiques. On lisait dans leurs yeux la soif de conquérir le monde entier avec leur musique. Ils ont réussi cet exploit avec le mythique album City Of Evil, paru en 2005.
Le groupe qui s’est formé en 1999, a vécu plusieurs tempêtes, par la suite et ils ont malheureusement perdu leur batteur The Rev, qui est mort intoxiqué chez lui en 2009. Un dur coup qui se ressent encore aujourd’hui au sein du groupe. Depuis, il y a eu plusieurs changements au sein de la formation. C’est en 2016 qu’ils ont trouvé un nouvel atout en Brooks Wackerman, anciennement du groupe punk rock Bad Religion. Il a amené quelque chose de nouveau au groupe qui leur a donné une solide fondation pour la suite des choses.
La performance du groupe au Centre Videotron a été basée sur cette fondation et A7X a offert un spectacle à la hauteur des attentes du public. Je ne peux pas dire que j’ai été jeté par terre par la mise en scène et le jeu de lumière qui était simpliste. Cependant, j’ai été surpris par la prouesse vocale et musicale du groupe. J’avais entendu que la voix du chanteur pouvait parfois en arracher, dans le passé. Pas cette fois, M. Shadows était en contrôle et il a donné tout ce qu’il avait. Bien sûr, la voix évolue et ce n’est pas comme en 2004, mais j’ai bien aimé leur énergie. En revanche, je n’ai pas senti la chimie entre les membres.
Il faut comprendre que le groupe effectue un retour puisqu’il avait pris une pause en 2018 pour travailler sur Life Is but a Dream...qui aura pris cinq ans à voir le jour puisque la pandémie à tout bousculé. Québec avait droit aux huitièmes spectacles de la formation depuis cette pause. Le groupe a performé sept pièces de ce nouvel album dont deux en ouverture. Le coup était donné et la machine est allé dans le bon sens. Disons, que le public a monté d’un cran lorsque A7X à jouer Hail to the King ou on a pu entendre la foule chanter de bon cœur. Le moment fort de la soirée à été lorsque groupe a enchaîné trois de leur meilleure composition soit, Nightmare, Bat Country et Unholy Confessions.
Le spectacle n’aura pas été un putain de cauchemar, pour paraphraser le groupe. Cependant, la finale a laissé tout le monde sur sa faim avec la outro de piano interminable. Bref, une belle soirée un bon spectacle, mais le choix du setlist pour les deux groupes principaux m’ont laissé un peu de glace.
Texte : Eric Bed – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
Crédit photo : Melanie Clement – L'oeil de Mel-C. - CKRL 89,1
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Dropkick Murphys - 2 juillet 2023
Boston est venu nous donner une leçon de Celtic Punk avec une belle attitude positive!
Le dernier passage de la formation de Boston était en 2018, lors du Montebello Rockfest. Je me rappelle clairement de ce spectacle, j'avais eu la chance de rencontrer le groupe en arrière-scène.
Des êtres humains chaleureux et heureux d'être au sommet de leur gloire.
Depuis, pas mal de chose ont changé pour le groupe. Al Barr a mis de côté sa présence dans le groupe pour s'occuper de sa mère prise avec une horrible maladie, soit la démence. Tout a commencé par une crise cardiaque et sa santé à chuter rapidement. Le groupe doit changer leur alignement. C'est Ken Casey à la basse et au chant qui prend l'emploi du chanteur et il tend sa basse à Kevin Rheault.
Le groupe était de retour et cette fois du côté de Trois-Rivières pour le FestiVoix de Trois-Rivières. On avait eu une soirée pas mal agitée au niveau température la veille lors de Face To Face et MXPX.
Cette fois nous avions le soleil avec nous et tout était en place pour une fête celtique punk. Le groupe est arrivé sur la pièce The Boy Are Back ce qui tout de suite créer un effet d'effervescence et a fait exploser la foule. Le groupe à misé sur un choix de pièces qui sort de leur habitude. J'étais très content de voir Ken en forme et solide comme le roque au niveau de la voix.
Tim Brennan à l'accordéon donne tout qu'un spectacle lui aussi, il a une furie musicale bouillonnante qu'il laisse dégager tout au long du spectacle.
Le groupe était en forme et surtout très heureux d'être de retour. Ils le savent le Québec est une deuxième maison pour eux et on les aime beaucoup.
Un autre soirée qui va passer à l'histoire des spectacles, du FestiVoix.
Texte: Eric Bedard - Prescription punk rock - CKRL 89,1
Crédit photo: L'oeil de Mel-C. - Prescription Punk Rock (PPR) - CKRL 89,1
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Irish Moutarde - 2 juillet 2023
La moutarde était concentré vers un élan de passion lors du Festivoix!
L'histoire d'amour entre moi et ce groupe à débuter voilà quinze ans. Comment ne pas tomber en amour avec un groupe aussi talentueux?
J'ai la chance de les suivre depuis le jour numéro un, les voir grandir, devenir des héros celtique punk dans une petite scène qui a des airs de famille et j'ai la bonne fortune d'être ami avec eux.
Ils sont des êtes humains incroyablement généreux, intelligent et surtout ils savent faire la fête, comme peu de gens.
Le 2 juillet dernier du côté du Festivoix à Trois-Rivières, c'était leur plus grand spectacle pour plusieurs raisons. D'un, il ouvrait pour leur héros Dropkick Murphys, pour la première fois. Ils avaient joué après eux à l'expo Québec en 2013, mais c'était une sur une scène différente et après leur spectacle. Cette fois, c'était bien réel, il ouvrait pour DKM. Dix ans plus tard!
Irish Moutarde était prêt, ils le sont depuis un bon moment. Ils ont gagné beaucoup d'expérience depuis leurs débuts et je crois que la machine est bien huilée et elle est prête à conquérir le monde, rien de moins.
Comme à leur habitude ils ont tout donné sur scène et la formation de Québec à enchaîner les chansons à un rythme effréné. J'ai vu la surprise dans le visage de plusieurs spectateurs qui ne les connaissait pas.
On va se le dire, Andrée-Anne Hallé, la chanteuse du groupe a une énergie contagieuse sur scène. Elle est le coeur du groupe et elle offre une performance unique à chaque fois. On le sentait le groupe avait la pression de faire lever la fête avec les Dropkick et ça été un franc succès.
Je suis tellement fière de leur évolution. J'avais les larmes aux yeux, car je savais à quel point cette soirée était importante pour eux et tout a été parfait.
J'ai déjà hâte de les revoir! Ils ont deux albums de sortie et ils préparent le terrain pour le prochain.
Un autre bijou de notre scène locale!
Texte: Eric Bed - Prescription Punk Rock (PPR) - CKRL 89,1
Crédit photo: L'oeil de Mel-C. - Melanie Clement - Prescription Punk Rock (PPR) - CKRL 89,1
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Pennywise - 10 juin 2023
Je dois avouer les avoir vues assez souvent assez pour ne pas être énervé par la venue du groupe américain, cependant dans le cas présent j'avais vraiment hâte de voir l'intégrale des deux albums. Plus Full Circle qu'About time, pour des raisons bien personnelles.
30 Foot Fall - Red Bridge 2023
Le Red Bridge nous à tous pris par surprise lors de sa première édition en 2019, pour plusieurs raisons.
La première est clairement le line up qui combine la nostalgie et la scène locale. La deuxième raison est la qualité du site, du son et le professionnalisme de l'équipe derrière le festival.
On se sent chez nous et tout le monde est unanime l'ambiance est vraiment plaisante.
Cette année c'était le groupe que j'attendais le plus de voir était 30footfall qui n'étaient pas venus au Québec depuis 1999. Ils m'ont pas déçu loin de là!
Ils ont offert une performance unique et remplie d'énergie. Ils ont ajusté leur setlist quand ils ont réalisé qu'on n'était pas mal fans de leur album Acme143.
Les gars sont super-sympathique en plus. Le chanteur donnait des pins à tout le monde qu'il croisait en plus d'être super professionnel! Il buvait du thé toute la fin de semaine pour être à son top! Leur guitariste est un virtuose incroyable. Un groupe qui mérite pas mal plus notre attention.
Je vous recommande leur live album et leur dernier album The Doppler Effect qui sont disponibles sur People of Punk Rock Records.
Belvedere - Red Bridge Fest 2023
Les prodigues punk d'Alberta étaient de retour à leur deuxième maison, le Québec.
Un des groupes les plus sympathiques au monde. En plus, Steven Rawles est une personne importante et très impliqué au niveau de la scène, autant en coulisses que sur scène. Il gère les tournées, de plusieurs groupes de haut niveau, en plus d'aider la relève à se forger les dents.
D'ailleurs il avait deux chapeaux pendant le festival puisqu'il était le gérant de tournée de pas mal de groupe qui a joué durant la fin de semaine.
J'étais tellement heureux de les revoir au Red Bridge, cette année.
Ils ont donné un show à la hauteur du groupe, soient parfait! J'aime le côté métal de Belvedere. Un autre groupe avec des musiciens qui sont de vrai virtuose, il leur reste peu de secret à apprendre de leurs instruments respectifs.
Un autre moment magique du Red Bridge.
Bad Cop / Bad Cop - Red Bridge 2023
Les filles étaient de retour au Québec, dans le cadre du Red Bridge Fest. La dernière fois que j'avais eu la chance de les voir, c'était au Pouzza Fest voilà plusieurs années. J'avais hâte de les revoir.
Le groupe féminin américain à donné tout qu'un spectacle comme à chaque fois. Leur présence sur scène ne laisse personne indifférent et elles sont super drôle. Elles étaient de party et ça parut tout au long du spectacle. Leur énergie est enivrante et très contagieuse.
Je suis content que le Red Bridge a mis de l'avant un groupe comme Bad Cop / Bad Cop qui offre une belle diversité autant au niveau de leur personnalité que musicale.
On veut plus de femmes sur la scène! More women on stage.
Catch 22 - Red Bridge Fest - 2023
Une belle surprise pour beaucoup de monde, car peu d'amateur de ska et punk savait que la formation existait encore. Sa été un bel ajout pour le lineup du festival. Bien sûr le groupe a changé son alignement a plusieurs reprises depuis le premier album Keasbey Nights. Il y a eu deux chanteurs avant que Kevin et Ryan prennent chacun le lead vocal.
Le groupe était en forme et ont offert une belle performance.
Personnellement j'aurai aimé avoir plus de Keasbey Nights et Alone in the Crowd, mais sa fesait du bien de les revoir.
Eden, mon petit garçon de deux ans et demi à cliquer avec les membres du groupe surtout le tromboniste, qui lui a montré comment joué de cet instrument. Bien sûr, sa fasciné le petit comme vous pouvez voir sur la photo plus bas. Cependant, lui enlever le trombone après à été moins évident.
Ça les as fait rire!
Ce groupe est un de mes groupes ska favoris, pour plusieurs raisons.
D'un, ils sont vraiment bons et ils ne m'ont jamais déçu autant sur album que sur scène.
Mad Caddies - Red Bridge Fest - 2023
Deuxièmement les gars sont tellement sympathiques et au fil des années je suis devenu pas mal ami avec Chuck Robertson et Jason Lichau.
Chuck a une mémoire phénoménale, il se rappelle chaque entrevue et il peut parler de n'importe quel sujet avec une passion contagieuse. Il est un centre d'attraction tous les groupes tournent autour des Caddies, car ils sont toujours le coeur du party backstage.
J'adore l'avoir en entrevue, on en a réalisé plus de dix en quinze ans. C'est drôle parce que souvent on oublie de parler du nouvel album ou de la série de spectacles, à la place on parle d'extraterrestre, de s'évader, de film et de musique. On rit toujours beaucoup!
En plus, mon petit de deux ans a eu la chance de les rencontrer et passer du temps avec eux. Ils ont été vraiment gentils avec lui et Chuck était content de le rencontrer puisqu'on en avait parler au téléphone et il m'avait mentionné de l'amener avec moi!
Quand je les ai trouvé au chill longe dans le bois, en arrière-scène ils étaient en train de fumer du weed, ils m'ont dit on t'attendait Bed!
Ils avaient amené une caisse de son exprès pour me faire entendre deux nouvelles pièces fraîchement masteriser pour le prochain album qui va sortir à l'automne. Je peux vous dire que vous allez adorer, c'est meilleur que le dernier album, que j'ai bien aimé. Il y a un nouveau de vent de fraîcheur dans le groupe sa se sent.
Le nouveau lineup est complètement débile avec Sean Sellers au drum (Good Riddance, ex Authority Zero, ex The Real McKenzies, ex A Vulture Wake, etc..), le retour de mon ami Jason Lichau dans le groupe et le tromboniste complètement débile qui à lui seul donne un solide spectacle.
J'ai vécu un moment magique et super-touchant quand ils ont joué la pièce Drinking for 11 sur l'album Just One More. J'étais sur le côté du stage avec Émiliie Punkmmondon (Punkrockette) de Punk Détente.
En 2006 et 2007, je co-animais Punk Det, on mettais cette pièce et elle me disait toujours c'est ta toune Bed, car elle commence et finit avec Chuck qui chante: my heart goes to Bed.
C'est un running gag avec et avec le groupe, car je leur avais raconté l'histoire voilà plusieurs années et Chuck m'avait lancé à la blague je l'ai écrit juste pour toi! C'est faux bien sûr.
On a pu chanter la fin de la toune ensemble sur la scène et se rappeler ce moment qui reste un magnifique moment et une belle période de ma vie où tout débutait, voilà plus de 17 ans.
Avoue Emi, qu'on n'aurait jamais pensé se retrouver ou on est en 2006, Lol! Je t'aime un beau moment.
Par la suite, un par un les membres sont venu me faire une accolade et me remercier de les diffuser, en quittant la scène. C'est tu pas magique ça! J'ai versé une larme par la suite, on se rend pas compte de l'impact qu'on peut avoir on se voit comme des petits joueurs mais au final je pense qu'on fait la différence et cette amour que les groupes nous donne en sont la preuve.
Ils ont offert tout simplement un des meilleurs spectacles ska de la fin de semaine!
On les aime beaucoup! Merci Mad Caddies!
Je n'étais pas le plus déçu quand Strung Out a été ajouté au line du Red Bridge pour cette année. Lagwagon a dû annuler, car Joey doit se faire opérer. Je ne sais pas les raisons ni le problème, mais je suis lui souhaite un bon rétablissement.
J'adore Lagwagon, cependant Strung Out est dans mes groupes favoris, j'étais donc très heureux d'apprendre leur retour, surtout que l'an passé ils ont été très droits. Dans le passé j'ai vu Jason Cruz le chanteur de la formation avoir des problèmes à atteindre les bonnes notes en spectacle, surtout lors de longues tournées sa voix variait beaucoup.
Cette fois tout comme l'an passé sa voix était épique comme sur les albums.
Ils ont été au sommet de leur forme avec un spectacle dans les dents sans moment pour reprendre son souffle. J'ai adoré leur choix de chansons pour la soirée, il y avait pas mal de chansons que le groupe joue rarement.
Je n'ai malheureusement pas eu le temps de leur parler, mais se serai parti remise.
Pennywise - Red Bridge Fest
Le groupe de Hermosa Beach en Californie, était de passage pour deux soirs lors du Red Bridge, en plus d'avoir joué au Festival du Lac du côté de Granby la veille.
Le groupe est souvent de passage au Québec et ils savent à quel point les Québécois les adorent. Cette fois pour donner un peu de piquant à leur retour, ils ont accepté de jouer deux albums cultes en entièreté soit About Time (vendredi) et Full Circle (samedi).
J'ai croisé Fletcher avant le spectacle. J'ai pu lui raconter que je m'étais fait faire le tattoo qu'il m'avait dessiné lors de ma première entrevue avec lui, avec sa signature. Il m'avait dit si tu veux une deuxième entrevue tu dois te faire tatouer ça.
Je ne l'avais pas fait faire lors de ma deuxième entrevue, mais j'avais quand même pu faire l'entrevue qui était tellement marante.
Il m'avait demandé ou était le tattoo. Désolé je ne l'ai pas fait faire.
Il m'a lancé si tu veux une troisième entrevue tu dois te faire tatouer mon dessin.
Après notre conversation au Red Bridge, il est venue me demander de lui montrer. Je suis trop pudique pour baisser mon pantalon devant tout le monde pour montrer ma cuisse. Il m'a demandé de trouver une photo et de lui montrer après le show. Je peux vous dire que j'ai cherché sur un ostie de temps.
Les deux spectacles ont été extraordinaires et baignaient dans la nostalgie. J'ai vu une partie de mon adolescence déferler devant mes yeux durant l'intégrale d'About time et Full Circle. Par la suite, le groupe allait piger dans ses vieux succès.
Bien sûr le moment magique est arrivé vendredi soir, lors de Bro Hymn.
J'étais sur la scène en arrière du groupe et ils ont commencé à demander au monde backstage de venir chanter sur la scène. Je me suis tassé vers le côté de la scène pour laisser la place aux organisateurs car je n'ai pas voulu y aller au début. Sortie de nulle part quelqu'un m'a pris par la main et on m'a amené à côté de Randy, le bassiste du groupe et la personne m'ont soufflé à l'oreille c'est à ton tour de vivre ce moment, tu le mérites.
Les notes ont commencé, la chair de poule m'a pogné et je me suis sentie con! Debout devant tout le monde je savais pas trop quoi faire et la vague de la nostalgie m'a pris par surprise.
J'ai plongé en arrière d'un bond et je me suis retrouvé derrière le micro à ma première émission et le fil du temps à déferler avec une narration qui me rappelait qu'on me disait presque toujours non au début de ma carrière pour des entrevues.
Le courant m'a amené à vivre la suite des choses et les ouis qui ont commencé à arrivée, tout arrivait rapidement comme quand on voit le fil de sa vie.
Mes yeux ont ouvert et je réalisais que quinze ans plus tard j'étais sur la scène avec un groupe qui m'a influencé à chanter Bro Hymn comme s'il n'y avait pas de lendemain. C'est à ce moment que Randy s'est retourné pour venir poser sa tête sur mon épaule.
Je croyais pas ce qui arrivait.
Après le spectacle Fletcher est venue me rejoindre pour me demander de lui montrer la photo du tattoo dont je vous parlais plus haut. J'avais retrouvé la photo. Du haut de ses 6 pieds il est devenu tout ému et m'a fait une accolade et ma remercier les larmes aux yeux de l'avoir fait.
Je vous jure j'étais sur un nuage.
J'ai pleurer en revenant seul dans l'auto avec un sentiment d'accomplissement, mais surtout le souvenir de l'adversité à laquelle on fait face quand on début une aventure radiophonique comme la mienne. Je le dis souvent si j'avais su à quelle point c'est difficile je l'aurai surement pas fait.
Voilà quinze ans plus tard je suis toujours là avec le drapeau du punk rock dans les mains et je continue à le brandir bien haut avec une passion inébranlable.
Merci, Pennywise c'est un grand moment dans ma carrière et je tiens à vous remercier de votre amitié depuis les quinze dernières années. Sans le Red Bridge Fest ce moment ne serait pas arrivé.
Merci pour cet incroyable édition 2023! On remet ça en 2024.
Texte: Eric Bedard - Prescription Punk Rock - CKRL 89,1
Crédit photo: L'oeil de Mel-C. - Melanie Clement - Prescription Punk Rock - CKRL 89,1
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Megadeth - 10 mai 2023
Le bilan de cette explosion atomique musicale des milliers d'amateurs de métal comblé par un spectacle fort en virtuosité.
Megadeth et la ville de Québec ont beaucoup d’histoire depuis leur premier passage en 1986 lors de la tournée Wake Up Tour qui supportait l’album Peace Sells… But Who’s Buying? Nous sommes une date importante pour le groupe qui a vécu, à plusieurs moments, de fortes émotions avec Québec, dont leur spectacle sur les Plaines D’Abraham lors du festival d’été de Québec.
Est-ce que l’âge a ralenti la formation? La réponse est complexe, on pense à l’époque de Super Collider (2013) où le groupe avait perdu de son mordant. Le cancer de Dave Mustaine l’a amené à devoir se balancer en spectacle et garder son énergie pour les pièces complexes qu’il garde souvent pour la fin. Jouer de la musique comme Megadeth demande beaucoup d’endurance; c’est comme un marathon, mais de solos.
Ce soir, le quatuor était de retour en pleine puissance pour lâcher la bombe The Sick, The Dying… And The Dead!, leur nouvel album qui rappelle la vieille époque où le groupe était considéré comme une bête de métal extrêmement dangereuse.
D’ailleurs, au début du spectacle, les notes de Hangar 18 ont rappelé aux spectateurs que cette musique reste agressive et que le spectacle n’allait pas donner dans la dentelle. Au contraire on s’embarquait dans une explosion atomique remplie de riffs complexes.
En tant que vieux amateurs, le choix des pièces de la soirée m’a déçu. Il n’y avait seulement The Dread and the Fugitive Mind que Megadeth ne joue pas souvent et une seule pièce du nouvel album. Je ne comprends pas pourquoi les groupes s’entêtent à ne pas jouer de nouvelles pièces, surtout quand l’album est bien reçu. J’aurais aimé entendre leur reprise de Dead Kennedys Police Truck. Bien sûr quand on a seize albums et des centaines de pièces dans son répertoire, ça devient complexe de plaire à tout le monde.
Cependant, pour une personne qui n’a jamais vu le groupe, c’est un spectacle rempli des classiques du groupe. Mais en tant que maniaque du groupe, j’aurais aimé avoir quelque chose qui sort un peu des senties battues, comme c’est arrivé dans le passé. Il reste que Wake up Dead est toujours un moment fort en spectacle. Dès le début de la chanson on a la chair de poule. Plusieurs personnes ne savent pas que la chanson Angry Again se retrouve sur la trame sonore du film The Last Action Heroes avec Arnold Schwarzenegger et elle se retrouve sur l’album Hidden Treasure. Je ne me tanne pas de l’entendre, mais je rêve du jour où ils vont faire 99 ways To Die tiré de cet album, je sais je rêve en couleur.
J’étais curieux de voir ce que le groupe avait choisi de faire pour la toune She Wolf, à savoir s’il y aurait un solo de batterie comme sur l’album en spectacle, Rude Awakening. Malheureusement ils ont terminé la pièce sans le solo.
Un des moments forts de la soirée est arrivé lorsque Dave Mustaine s'est ouvert sur le cancer qu’il a eu et sa victoire contre lui. Il a été peu bavard durant la soirée, mais les deux interventions étaient très bien placées et percutantes. Tel un sparte, il a vaincu le cancer, la paralysie, puisqu’il a eu une compression du nerf radial et l’héroïne.
Cette intervention nous a amené à la seule nouvelle pièce de la soirée, We’ll Be Back. Par la suite tout s’est enchaîné à une vitesse atomique et on a retrouvé l’énergie du début du groupe avec Mechanix et la finale Holy Wars… The Punishment Due.
Pour ceux qui ne savent pas Mechanix est la version de Dave Mustaine de la pièce The Four Horsemen de Metallica, elle est plus rapide et c’était sa vengeance contre son ancien groupe.
Un spectacle d’envergure qui montre que Megadeth a bien vieilli et que le guerrier qu’est Mustaine a encore beaucoup à donner aux amateurs du quatuor.
Ils sont les pionniers du mouvement thrash métal et, ce soir, ils l’ont rappelé de façon majestueuse à la ville de Québec.
Bullet for My Valentine a donné une excellente performance, ils ont un son américain quoi que le groupe soit gallois, soit natif du pays de Galles. Ils ont beaucoup évolué depuis que je les ai vu en 2006. Ils ont joué avec brio et virtuosité et ont fait honneur à la tête d’affiche.
ONI a aussi bien assuré l’ouverture du spectacle. La force du groupe est la voix du chanteur appuyée par d'excellents musiciens. Leur musique est moins ma tasse de thé au niveau de la scène métal, mais j’ai quand même aimé leur spectacle.
L’explosion atomique musicale a été impressionnante à regarder et écouter.
Rédaction et critique par : Eric Bed – Prescription Punk Rock (PPR) – CKRL 89,1
Photo : Melanie Clement – L'oeil de Mel-C. – CKRL 89,1
Correction : Steeve Rock
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L'Oeil de Mel-C
Disturbed - 29 avril 2023
La formation Disturbed a mis le feu au Centre Vidéotron et la passion du groupe a permis de garder la flamme intacte tout au long du spectacle.
Quand on se choisit et que l’on combat ses démons, on trouve une force en soi qui nous fait renaître.
Le chanteur du groupe Disturbed, David Draiman, a vécu de façon ironique ce qu’est une grande perturbation. Il a traversé un épisode de dépression profonde dans laquelle il a dû faire face à ces démons. D’ailleurs, il s’est ouvert sur le sujet durant le concert.
Je crois que ce sont ses confrontations avec lui-même qui l’ont amené à renaître. Samedi, sur la scène, nous avons eu droit à un guerrier qui est revenu des morts, plus confiant et solide que jamais. Le groupe à une carrière très enviable, mais sans leur chanteur je pense que leur histoire serait différente. Il est la force et le catalyseur de l’énergie du groupe. Il offre un impact vocal sur chacune des pièces.
Malgré cette pression, Draiman livre la marchandise de façon majestueuse et chaque note résonne de façon à avoir un impact dans l’oreille du spectateur. Dès le début, sur la pièce Hey You, il a montré au public de Québec que le groupe allait tout donner. Les musiciens sont puissants et la chimie est solide. On le sent encore plus sur la chanson The Vengeful One. Tout s’est enchaîné rapidement et la foule à vraiment flippée sur la reprise de Genesis, Land of Confusion.
Le groupe a séparé ses deux meilleures reprises par The Game, une chanson qui démontre ce qui les démarque des autres groupes de la vague nu métal. Ils ont réussi à sortir de ce moule et garder le cap de leur destinée.
Le moment fort du spectacle était la reprise du groupe Simon & Garfunkel, the Sounds of Silence. La perfection n’existe pas, surtout en direct devant publique. Cependant, on s’est rapproché de la perfection, car il l’a chanté avec une émotion saisissante qui n’a laissé personne indifférent.
Rendu là tout le monde attendait le cri qui a fait le succès du quatuor et qui a fait connaître le groupe partout au monde. Les amateurs ont dû attendre le rappel pour avoir droit à Down With The Sickness (DWTS) qui a fait exploser la foule. L’énergie que les quatre musiciens et les spectateurs ont produit ensemble aurait pu être transférée et nourrir le monde entier tellement c’était brute et concentré.
La prestation du groupe de Chicago s'est terminée sur les notes d'Inside the Fire, une façon audacieuse de finir le concert. Les gens en redemandaient et en auraient pris pour encore une heure.
Le groupe invité était Theory of a Deadman, qui a livré une performance au niveau du groupe, soit sobre. Les reprises sont une grosse partie du succès du groupe et je pense que la formation manque d’authenticité. Aucune chance que Disturbed ne se fasse voler le show.
Rédaction : Eric Bed – Prescription Punk Rock - CKRL 89,1
Critique et photo : Melanie Clement - L'oeil de Mel-C. - Prescription Punk Rock - CKRL 89,1
Correction : Steeve Rock
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L'Oeil de Mel-C
Muse - 11 mars 2023
Quand la technique et la virtuosité fusionnent ensemble pour donner une œuvre d'art visuellement et auditivement parfaite.
Le groupe Muse était de passage du côté de la ville de Québec, pour deux soirs, avec sa tournée Will of the people World. Cette tournée est une œuvre d'art où s’allie virtuosité et technique à la fine pointe d'une façon enivrante. C'est un trip de LSD, sans avoir à en prendre. Tous nos sens sont en alertes et le rendu est enivrant.
C'était mon premier spectacle de Muse et comme beaucoup de gens qui ne les avaient jamais vues, je connaissais seulement la base du groupe. Dès les premières notes du spectacle, je me suis vite rendu compte que la fondation du groupe était solide et qu'il allait nous offrir une prestation unique, mais encore là, on n'est jamais totalement prêt pour un spectacle du groupe britannique. Les surprises ont été au rendez-vous tout au long du show.
L'utilisation de la pyrotechnie et de la technique est là pour supporter les musiciens sans effacer leur virtuosité, car l'essence de Muse est la balance des deux. On parle ici d'un des groupes les plus originaux de son époque. Cette tournée est assurément la plus impressionnante de l'histoire de la musique, au même niveau que Rammstein. Le groupe était en pleine forme et on pouvait voir qu'ils sont perfectionnistes ; les jeux de lumière et le choix des couleurs sont méticuleusement choisis tout comme le support visuel.
Bien sûr, le moment le plus impressionnant est quand le groupe a quitté quelques minutes pour laisser place à une vidéo en lien avec l'univers du dernier album, Will of the people. À leur retour sur scène, on nous dévoile la statue géante d'un anarchiste avec un masque de verre que l'on retrouve dans leur vidéoclip. En quelques minutes l'équipe a monté la statue et on ne s'est rendu compte de rien. Ils sont de véritable magiciens musicaux et des chirurgiens d’une précision complètement renversante.
Le choix du setlist était à la hauteur de l'aspect visuel. On a eu droit à tous les hits du groupe lesquels se sont enchaînés à un rythme effroyable. Les musiciens sont au sommet de leur art et leur enthousiasme à performer est contagieux. La foule a été conquise dès la première pièce, l’éponyme du dernier album.
La pièce Halloween a été un moment fort du spectacle puisqu'elle est psychédélique et vous amène dans un univers endiablé. Fidel à la thématique de la soirée, le groupe a servi l’incroyable chanson Knights of Cydonia comme plat de résistance.
Evanescence a eu le job ingrat de jouer juste avant l’apocalypse qu’a été Muse. On sentait une petite amertume de la chanteuse Emy Lee quand elle a lancé : « on n'a pas beaucoup de temps alors on va se mettre au travail ». Il reste qu’elle a une voix en or et ils ont offert une bonne performance. Malheureusement, on va presque oublier leur présence tellement Muse nous ont captivés.
La première partie a été assurée par les Japonais de One Ok Rock. J’ai eu l’impression qu’ils faisaient de la synchronisation labiale durant leur performance. Néanmoins leurs chansons sont bien montées et la voix du chanteur sur album est très impressionnante. Ils ont donné à la foule la dose de rock qu’il fallait pour commencer la soirée.
Muse est une folie bien calculée.
Je donne un dix sur dix à ce spectacle d’envergure.
Eric Bed – Prescription Punk Rock – CKRL 89,1
Crédit photo: L'oeil de Mel-C. - Melanie Clement - Prescription Punk Rock (PPR) - CKRL 89,1
Correction: Steeve Rock
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L'Oeil de Mel-C
Les Cowboys Fringuants - 14 janvier 2023
Le meilleur groupe francophone du Québec à sortie son arsenal pour offrir une veillée unique à des cowboys sans chapeau et conquis d’avance.
Un guerrier est une personne qui peut se subjuguer lui-même. Il est présent, ses sens sont éveillés dans une sensibilité qui est inébranlable et il est connecté à son environnement. Il comprend et accepte qu’on ne puisse pas empêcher la mort et c’est avec cette force d’esprit qu’il va jusqu’au bout, peu importe le prix à payer. Karl Tremblay, le chanteur de la formation Les Cowboys Fringants en est un et c’est avec une force d’esprit irréductible qu’il a monté sur la scène du centre Videotron, malgré son cancer de la prostate.
Les Cowboys Fringants, c’est un succès incroyable et unique en son genre. Il y a peu de groupes qui ont eu autant de succès au Québec et qui ont réussi à le garder pendant plus de vingt-cinq ans. Cela rend le tout spécial, voire magique, et le groupe avait quelques tours de magie à nous offrir pour cette soirée festive qui démarre l’année 2023.
Afin de souligner le courage de Karl Tremblay, les autres membres sont arrivés sur la scène avant lui pour l’accueillir avec la foule fébrile. L’ovation qui a suivi son entrée sur scène était époustouflante. La foule lui envoyait tout l’amour qu’elle avait sous les notes de la pièce Ici-bas. Sa voix était puissante et on le sentait en contrôle. Facile d’être à l’aise entouré des meilleurs musiciens de la scène qui, eux aussi, donnent tout ce qu’ils ont pour livrer une performance endiablée et festive.
Le party a levé à la troisième chanson, La Manifestions, qui a donné le ton au reste de la soirée. Les Cowboys ont enchaîné leurs meilleures pièces avec une agilité et une précision digne des plus grands groupes internationaux. Je me suis toujours identifié à la chanson Ti-Culet J’ai les larmes aux yeux quand ils la jouent. J’ai senti ne pas être le seul lors de cette soirée, il faut croire qu’elle nous parle à tous. Je me rappelle que cette pièce m’avait donné une claque à l’époque de sa sortie et m’a poussé à commencer à quelque part, dans mon cas c’était la radio.
Ça fait drôle à dire, mais j’ai eu l’impression de revenir dans le temps à l’époque ou vieillir était illusoire, comme le chante Karl Tremblay. Ce n’était pas tout le monde qui était debout, mais lorsque la pièce L’Amérique pleure à débuter tout le monde s’est levé pour chanter. Il y a quelque chose dans cette pièce qui a touché tous les Québécois. Ils ont réussi à mettre des mots et des mélodies sur ce mal de vivre qui nous amène à avoir un des taux de suicide les plus élevés au monde.
Il faut mentionner que Jérôme Dupras, Marie-Annick Lépine et Jean-François Pauzé ont été comme toujours des bêtes de scène en offrant une énergie contagieuse. Jérôme joue avec la foule et s’amuse derrière plusieurs instruments, prenant même, à l’occasion, le siège du batteur Pierre Fortin. D’ailleurs, on va se le dire, ce batteur est époustouflant. Il a une touche unique et j’étais sidéré à le regarder, littéralement. Il est aussi batteur pour Les Dales Hawerchuck, Galaxie et Gros Mené. Une légende de la scène locale.
Le clou de la soirée a été pendant la pièce Awikatchikaën, intégrée à Joyeux Calvaire, alors que Jérôme Duprasa pris un escabeau pour le placer en bas de la scène et grimper dessus. Il a déchiré sa chemise et arraché son gilet en dessous avant de plonger dans la foule. Une des meilleures performances de nos héros locaux. Le spectacle s'est terminé avec la pièce Étoile filante qui a engendré une vague d’émotion au sein de la foule qui a tout donné en finale de ce spectacle.
Est-ce que Les Cowboys Fringants sont toujours fringant? Oui, presque trente ans plus tard, le groupe reste au sommet de la montagne et ils ont encore quelques à dire.
Éric Bédard: – Prescription Punk Rock (PPR) - CKRL 89,1
Crédit photo: L'oeil de Mel-C. - Melanie Clement
Correction du texte: Steeve Rock
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L'Oeil de Mel-C

























































































































































































































































































































