The Offspring - Simple Plan - 5 Novembre 2022

Une partition parfaite pour le groupe américain The Offspring durant leur séjour dans la vieille capitale.

Le plan était simple : deux groupes prêts à tout donner et présents pour faire briller le son de la nostalgie pour une soirée festive.

Simple Plan est une formation qui ne fait pas l’unanimité au sein de la communité punk, puisque plusieurs diront qu’ils n’en font partie. Ils ont raison! Je crois qu’ils n’ont jamais voulu se rattacher à cette scène. Simple Plan a plutôt gardé tous les horizons ouverts. Le public de The Offspring est large, donc les gens ont accepté cette première partie à bras ouverts.

Le quatuor offre un spectacle énergétique et il enchaîne les succès radio à un rythme débridé. Les membres du groupe s’amusent sur scène et le chanteur Pierre Bouvier fait participer la foule avec une assurance inébranlable. Il reste qu’il n’y a aucune prétention et je comprends leur réussite mondiale.

Il y a un petit quelque chose d’unique dans leur présence sur scène. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas leur musique : ils sont excellents en spectacle.

The Offspring fait partie intégrante du mouvement punk puisqu’ils ont participé à son explosion à un niveau commercial en 1994 avec l’album Smash. Ils ont enregistré l’album de façon indépendante avec Brett Gurewitz du groupe Bad Religion et l’album est sorti sous son étiquette de disque indépendant Epitaph Records. Cet album a créé une onde de choc dans l’industrie de la musique.

Leur retour dans la ville de Québec avait quelque chose de symbolique, car nous avons participé à ce succès dès le début. Les membres ont vieilli, mais ils ont prouvé qu’ils n’ont rien perdu de leur mordant. La soirée a débuté avec une intro qui nous a menés à la pièce qui leur a ouvert les portes de la gloire soit Come Out and Play (Keep 'Em Separated). Les succès se sont succédés jusqu’à la chanson Slim Pickens Does the Right Thing and Rides the Bomb to Hell de l’album Days go By qui était une belle surprise. Le groupe la joue plutôt rarement en spectacle.

Je les ai vus à chacun de leur passage depuis vingt ans et ils ont toujours livré des performances dignes de leur succès. Ils ont toujours joué majestueusement avec le côté visuel du spectacle. Pour la tournée mondiale Let The Bad Times Roll, le côté visuel est époustouflant. Ils l’ont poussé à un autre niveau.

Cependant, le choix des chansons était prévisible et plutôt axé sur leur succès radio, mais il y a eu quelques surprises pour les connaisseurs. Pour les personnes qui les voyaient pour une première fois, c’était une situation idéale. En revanche, pour les vieux de la vieille, c’est du terrain connu, mais cela est loin d’être déplaisant.

Le coup de circuit de la soirée a été lors de la reprise à la guitare de l'immortelle pièce d’Iron Maiden intitulée The Trooper par Noodles qui a offert un medley en solo de quelques classiques du rock'n'roll. Sa virtuosité à la guitare est indéniable. Ensuite, les membres du groupe sont montés sur scène le rejoindre pour la reprise de la chanson Blitzkrieg Bop des New-Yorkais The Ramones.

Le clou de la soirée a été l’ovation que Québec a offerte aux cinq Américains qui a duré plusieurs minutes et qui a secoué The Offspring. (Can't Get My) Head Around You de l’album Splinter a été accueillie comme une dose de sucre qui nous redonne de la vigueur. Le groupe avait tout pour enregistrer l’évolution de l’énergie de la foule avec leur ballon dirigeable lettré à leur nom.

Je donne une note parfaite à cette soirée mémorable, à ce groupe du comté orange de Californie et à tout le monde présent. Un des spectacles les plus vigoureux de 2022 en date d’aujourd’hui!

Djpunkassbed - Prescription Punk Rock - CKRL 89,1

Crédit photo pour Simple Plan: Melanie Clement - Prescription Punk Rock - L'oeil de Mel-C.

Crédit photo pour The Offspring: Skyler Barberio

Correction: Marie-Eve Landry

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L'Oeil de Mel-C

Pearl Jam - 1er Septembre 2022 

Un rituel musical qui devient une thérapie pour les amateurs du groupe.

J’ai connu Pearl Jam, comme pas mal de mondes de mon âge, lors de la sortie de l’album Ten en 1991. À cette époque, le groupe était en pleine ascension pour devenir un des groupes les plus influents de sa génération par la qualité de ses chansons et ses spectacles, mais aussi les acrobaties d'Eddie Vedder. J’ai acheté l’album et j’ai découvert ce chef-d’œuvre dans une période si importante de ma vie, mon adolescence. J’ai tellement écouté mon disque compact qu’il était usé; on peut dire que je suis rentré dans mon argent. Je les ai suivis jusqu’au magistral album Yield paru en 1998. On retrouvait ma pièce favorite du groupe, Do The Evolution. Le vidéoclip de celle-ci, codirigé par Todd MacFarlane et Kevin Altieri, est toujours un de mes favoris à ce jour. Il faut dire que je suis un grand amateur du travail de ces deux directeurs.

Cependant, l’album Binaural sera l’album qui me fera prendre mes distances du groupe. L’album est bon, mais ma testostérone d’adolescent de l’époque prenant le dessus m’a lancé dans une quête de musique plus extrême. Malgré mon désintérêt du groupe, je restais tout de même à l’écoute des gens autour de moi qui allaient les voir en spectacle à chacun de leurs passages au Québec. Je dois dire aussi que les critiques sont toujours unanimes à leur sujet, les spectacles sont solides comme le roc.

Me voilà dans la quarantaine, à ma première couverture médiatique pour un spectacle d’envergure au Centre Videotron. J’étais fébrile de voir Pearl Jam pour une première fois. On est arrivé à la porte média à 18h30 et on a rejoint nos sièges pour la première partie de la soirée qui débutait à 19h30. Je ne connaissais pas ce groupe nommé Pluralone. Lorsque j’ai vu Josh Klinghoffer, ancien membre du groupe Red Hot Chili Peppers, monter seul sur scène, j’ai compris à ce moment que c’était son projet solo. Il faut du courage et du talent pour monter sur scène seule devant un public assoiffé de Pearl Jam. Sa performance magnifique et empreint d’une humilité contagieuse a bien mis la table pour ce qui s’en venait.

La foule avait trente minutes d’attente avant le clou de la soirée : Pearl Jam.

La bière coulait à flots pendant l’entracte, les gens en achetaient à coup de quatre pour ne pas avoir à bouger pendant la performance du groupe.

Le coup d’envoi a été donné à 20h45 avec une performance acoustique d’une trentaine de minutes. Celle-ci a débutée avec le succès Daughter qui a soulevé la foule qui s’est époumonée à chanter les paroles comme si leur vie en dépendait.

Après plusieurs pièces acoustiques, j’étais heureux de voir la formation prendre leurs instruments électriques pour lancer une pièce de leur dernier album Gigaton, Dance Of The Clairvoyants. Eddie Vedder a libéré son énergie légendaire et nous a amenés à Why Go qui a fait exploser le Centre Videotron de décibel. Le spectacle prenait alors de la vigueur et l’enchaînement avec Even Flow était parfaitement réussis. Les spectateurs dansaient et chantaient comme s’il n’y avait plus aucun problème dans le monde, preuve que la magie du groupe fonctionne toujours. Ils n’avaient pas joué Black depuis le début de la tournée et nous avons eu la chance de l’avoir à Québec et ça été un des moments forts de la soirée.

Le choix des chansons était audacieux, il y a quelques classiques comme Jeremy et Last Kiss, entre autres, qui ont été mis de côté. Cette absence a apporté quelques longueurs à la soirée. La finale du spectacle avec Do The Evolution suivi de l’immortel Alive a fait monter le niveau d’énergie de la foule.

C’est avec la pièce Purple Rain, une reprise de Prince, que le groupe termine le spectacle avec les lumières du centre Videotron allumées pour qu’après deux ans de pandémie on puisse se regarder dans le blanc des yeux. Une soirée mémorable qui a comblé les amateurs de la formation.

Texte: Eric Bedard - Ckrl 89,1 - Prescription Punk Rock (PPR)

Crédit photo: L'oeil de Mel-C. - Prescription Punk Rock 

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GHOST - 15 Septembre 2022

Une cérémonie satanique pour toute la famille sous le règne de Papa Emeritus IV.

Jeudi le 15 septembre 2022, nous avons assisté à une messe satanique sous le règne de Papa Emeritus IV, un personnage emblématique aux yeux d’une légion d’amateurs du groupe Ghost. Il y aura toujours un débat autour d’eux à savoir qui les trouvent métal et qui les trouvent pop. Chose est certaine, le groupe acquiert des disciples partout sur la planète et il se place comme un des plus grands groupes internationaux. Les musiciens offrent des performances théâtrales époustouflantes appuyées par une mise en scène solide, qui rappelle, entre autre, Kiss et Iron Maiden dans leur ampleur.

Nous étions plusieurs milliers à être prêts pour ce rituel satanique.

C’est la formation canadienne Spiritbox qui a ouvert la soirée. Une très belle découverte dans mon cas. Ils ont donné une performance énergique appuyée par la voix de Courtney LaPlante. Elle enchaîne entre une voix brutal, guttural, mielleuse et mélodique. C’est toujours difficile d’ouvrir pour deux grosses pointures comme Ghost et Mastodon puisque les groupes ont beaucoup d’expérience et les amateurs sont impatients de les voir. Néanmoins, Spiritbox,malgré leur jeune âge, a réussi cet exploit en offrant un spectacle qui a tenu les personnes présentes en haleine. Le ciel est leur seule limite puisque les musiciens ont beaucoup de talent.

La bête qu’est Mastodon était le deuxième groupe de la soirée à prendre d’assaut le centre Videotron.

La dernière fois que j’avais vu Mastodon c’était 2005 en première partie d’Iron Maiden. J’avais aimé leur performance, mais je n’avais pas réalisé l’ampleur que le groupe allait avoir dans le futur. Dix-sept ans plus tard les gars de Mastodon sont devenus des bêtes de scène et ils jouent entre le rock et le progressif de façon majestueuse. Ils appuient leur performance avec un visuel incroyable et un jeu de lumière hallucinant. Le groupe m’a amené dans un voyage astral musical grâce à leur présence unique sur la scène et l’ambiance que l’éclairage offrait. Le public connaissait le groupe et leur a retourné beaucoup d’énergie. Un spectacle mémorable et une tournée historique pour la formation américaine. Si vous n’avez jamais vu Mastodon,vous devez absolument les mettre sur votre liste de groupes à voir en spectacle.

La table infernale était mise et l’énergie des amateurs de musique étaient au comble lorsque le rideau est tombé pour nul autre que Ghost.

C’est avec la pièce instrumentale Kaisarion, qui ouvre le dernier album du groupe intitulé Impera, que le spectacle a débuté. Le coup d’envoi était donné et c’est sur la chanson RATS que Tobias Laforge, le prêtre à la voix accrocheuse, est arrivé sous les hurlements de la foule. Un spectacle sans longueur qui s’est enchainé avec une précision inouïe due à la rigueur de Tobias. On a eu droit à du vieux Ghost mélangé aux deux derniers albums et toutes leurs pièces à succès.

Le clou de la soirée a été lorsque la formation a joué Mary on a cross, une chanson devenue virale sur TikTok et qui a charmé une génération plus jeune que la clientèle visée. D’ailleurs l’ambiance était très familiale puisque, comme moi, plusieurs parents avaient amené la marmaille. Il y avait plusieurs visages peints en blanc et en noir comme leur idole. J’adore voir les gens déguisés qui exposent leur fanatisme pour le groupe. Ma surprise de la soirée a été Mummy Dust, une pièce qui se retrouve sur l’album Meliora que j’aime beaucoup. Le spectacle s'est terminé par la pièce qui leur a ouvert les portes du monde entier, Square Hammer. Une cérémonie réussie et un prêtre comblé par ses loyaux disciples. L’enfer a tremblé en cette soirée de septembre.

Djpunkassbed - CKRL 89,1 - Prescription Punk Rock (PPR)

Crédit photo : L'oeil de Mel-C. - Melanie Clement - Prescription Punk Rock (PPR)

Correction : Steeve Rock

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