Critiques de spectacles 

En collaboration avec CKRL 89,1 et Prescription punk rock 

Voici la section où vous pouvez lire mes critiques de spectacle que j'ai réalisées depuis 2022 en collaboration avec principalement L'Oeil de Mel-C et différents photographes de la scène. 

 

 

Bryan Adams - 9 Octobre 2025 - Centre Vidéotron 

La vibration créée par Brian Adams était tellement intense que le Centre Vidéotron a littéralement explosé de bonheur.

Si on retourne à la base, avant la musique, on se rend compte que ce qui nous réunissait c’est l’amour de se sentir vibrer, voir vivant.

C’est cette expérience qui nous attire tous vers cette forme d’expression, qu’est la musique. Plusieurs ont vécu l’expérience qu’apporte un bracelet qui s’illumine à la guise de l’artiste, lors d’un concert.

Dans mon cas, c’était une première et j’étais très curieux de voir le résultat.

C’est donc bracelet au poignet que je suis allé m’installer pour la première partie, soit les Sheepdogs.

Le groupe Canadien nous offre un retour dans les années 70, avec tout ce qui vient culturellement durant cette période. Le style, le son et l’attitude étaient au rendez-vous. On ressent l’amour pour la musique de cette époque et la reproduction est intégrale à travers une originalité déstabilisante.

Un coup de foudre à travers une électricité mordante et des solos réalisés impeccablement. On retrouve un Québécois derrière la guitare, soit Ricky Paquette, ce qui amène un élément charmant pour le public québécois. Ricky est né au Québec, mais il a déménagé en Colombie-Britannique. Il a joint le groupe en 2022.

Ils ont offert toute une performance avec une belle intégrité et le public a embarqué dans leur folie nostalgique.

Le terrain était préparé pour le plus grand rockeur canadien, soit Bryan Adams.

Il faut dire que l’artiste a toujours affiché une forme olympique et ses prestations sont toujours spontanées et vraies. On sait que ce qu’il fait provient du cœur et ce soir la foule allait en avoir pour son argent.

À la grande surprise de la foule, l’artiste a commencé seul près de la console de son accompagné de sa guitare acoustique sur la pièce Can’t Stop This Thing We Started suivi de Straight From The Heart.

Par la suite il a pris le temps de se diriger vers la scène principale à travers un couloir qui lui a permis de serrer la main à ses amateurs, ce qui montre le côté humain d’Adams.

Une fois sur scène, avec sa guitare électrique à la main, on a senti une décharge d’énergie émanant de la scène du Centre Vidéotron.

Je vous jure, j’en ai un frisson juste à vous le décrire.

Il est entouré de musiciens incroyables et on voit qu’il a encore le même plaisir qu’à ses débuts.

Run To You a été un moment fort de la soirée, puisque c’était la première pièce où tout le monde s’est époumoné à chanter les paroles. Le bracelet s’est mis à illuminer et c’est à travers le rouge, le vert et le bleu que nous avons réalisé à quel point la foule est un membre important de la formation.

C’était d’une beauté renversante.

Si la vibration reste une chose importante pour l’humain, la lumière nous fascinera toujours.

Le concept du bracelet est génial, cela amène une autre dimension au concert.

La tournée supporte son dernier album intitulé Roll With The Punches, qui est paru le 29 août 2025, dernier. C’est son seizième album en carrière et il comptait nous démontrer que les pièces étaient de taille, puisqu’elles ont fait bonne figure autour de ses classiques tels que (Everything I Do) I Do It for You, Heaven et Back To You.

Le moment fort de la soirée est bien sûr arrivé lorsque les premières notes de son éternel classique Summer of 69 ont débuté. La foule a gardé son énergie tout au long de cette extraordinaire aventure auditive.

Nous avons eu droit à vingt-sept pièces au total et une soirée qui va passer à l’histoire du Centre Videotron, par le côté visuel, mais surtout l’énergie constante de la foule qui a bien effectué son travail.

Texte : Eric Bedard – Prescription punk rock – CKRL 89,1

Crédit photos: Steven Stanley

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Steven Stanley

Korn - 19 septembre 2025 - Centre Vidéotron 

Un spectaculaire retour des prodiges, qui voulait montrer à la ville de Québec que les épis de maïs étaient tout aussi maléfiques qu’à leur début.

Ce que j’aime qualifier de raggacore a toujours un effet hypnotisant, puisque le Centre Vidéotron affichait presque complet.

C’est la formation de metalcore, que je qualifierai à la limite de post-hardcore, Loathe qui a ouvert la soirée.

Les Britanniques ont réchauffé la foule qui arrivait rapidement pour bien se positionner pour la soirée. Malgré la noirceur sur la scène, le groupe a réussi à offrir quelques bons moments. Le spectacle ne passera pas à l’histoire, mais il a offert une humilité et on sentait que les gars étaient fiers d’être en première partie de la légendaire formation américaine, Korn.

Gojira est une bête indomptable qui se métamorphose avec le temps. Leur death métal technique offre une dynamique hors pair avec la foule. Je trouve que le mix entre Korn et Gojira est parfait.

J’irai même à avancer que les deux groupes semblent s’avoir influencé sur cette tournée, surtout du côté de Korn.

Le groupe anciennement intitulé Godzilla affichait une forme phénoménale. Ils sont au sommet de leur carrière et leur virtuosité est aliénante, dans le bon sens du terme, par sa frénésie. Leur acharnement et leur détermination ont payé puisque le groupe a joué lors de l’ouverture des Jeux olympiques en France. La formation était pour l’occasion accompagné avec la chanteuse d'opéra Marina Viotti sur la chanson Ah ! Ça ira en 2024. Les Français se sont fait découvrir par le monde entier et ils sont le premier groupe de métal à avoir performé lors des Jeux olympiques.

Le batteur de la formation n’a rien à envier aux athlètes qui ont performé lors des olympiques, il affiche une forme tel un Hulk rouge derrière la batterie. Il est au milieu des flammes, malgré la chaleur, il se donne en spectacle avec une aisance, et on peut voir tout le plaisir qui habite chaque mouvement de son corps.

Les flammes sont l’élément majeur de leur pyrotechnie, mais cela suit bien les arrangements musicaux au moment de surgir. Le groupe n’a pas seulement subjugué La Conciergerie, ils ont réussi à conquérir le cœur des Québécois de façon bien calculée et savoureuse.

Il reste que le groupe est l’exportation musicale la mieux réussie de la part d’un artiste de la France, vers les marchés américains. Dans toutes catégories confondues, ce qui amène le quatuor d’Ondres dans les Landes, à cumuler plusieurs exploits phénoménaux.

Un choix audacieux de première partie, puisque musicalement ils sont supérieurs à ce que Korn offre, mais un choix qui sera historique puisque cette tournée offre pas mal de panache.

J’ai adoré le moment que j’ai passé avec eux et j’ai vibré sur leur musique comme jamais auparavant. Leur musique est extraordinaire et tout le monde sentait l’énergie positive que le groupe nous offrait de façon si généreuse.

Si je pouvais décrire leur son de façon spécifique, je dirais que leur musique est l’extériorisation du démon à l’intérieur de nous.

On avait du temps devant nous entre Gojira et Korn, ce qui m’a amené à aller prendre une marche. Comme d’habitude, il fallait que je ramène une histoire loufoque avec moi.

Il semble que la sécurité a eu du fil à retordre avec un amateur du groupe américain, puisqu’ils ont mis un bon quinze minutes avant d’être capable de le maîtriser et le sortir. Ce qui a bloqué le passage et une allée au complet. Ils ont effectué un travail impeccable devant la personne qui a manqué de respect à tout le monde présent par son comportement enfantin, sûrement attisé par une bonne quantité d’alcool.

L’individu ne voulait pas manquer Korn, même si à la fin de l’histoire il a manqué le spectacle.

Néanmoins, j’ai trouvé la situation loufoque et à la limite drôle puisque la personne en tort n’était pas violente non plus, juste très lourde à porter et très réticente à quitter les lieux.

Ça sentait le popcorn, le moment temps attendu arrivait.

La salle s’est assombrie par la suite, pour laisser place à la distorsion des guitares de la pièce Blind.

On sentait la foule fébrile et l’excitation augmentait à chaque coup de pique de guitare.

Lorsque Jonathan Davis, du haut de ses cinquante-quatre ans, est arrivé et a lancé son cri qui se traduirait par êtes-vous prêt, l’amphithéâtre de Québec a littéralement fendu en deux et le sol s’est mis à vibrer sous les sauts de la foule qui est devenue complètement cinglée sous chaque note de cette pièce qui était le hors d’œuvre de la soirée.

C’est Twist qui a suivi et le chanteur a offert une version différente, adapté à sa saveur du moment et avec une fougue qui rappelait les débuts de Korn. S’il a préservé sa voix sur les premières pièces il a commencé à se laisser aller sur Got the Life et ce qui a suivi était une performance fantastique, loin de ce que j’avais vue lors du Rockfest à Montebello en 2012, un spectacle qui m’avait déçu.

Je pense que la surprise de la soirée a été que le groupe interprète la pièce Porno Creep qui se retrouve sur le légendaire l’opus Life is Peachy. Ils ont joué quatre pièces au total du premier album éponyme, ce qui montre que Korn a offert un concert de rêve, puisqu’ils sont allés piger dans leur plus grand classique.

Mon moment fort a été lorsque la troupe a joué Coming Undone, qui est toujours une grosse réussite en concert. En revanche, je suis persuadé que pour plusieurs spectateurs, la chanson Y'All Want a Single a été leur moment fort.

Finalement, le show au complet est un moment fort. Pas de pyrotechnique, un écran, quelques lasers qui donnaient une impression de cascade devant la scène et quelques fonds bien choisis qui offrent un visuel percutant et leur musique.

C’est venu de revenir à la simplicité quand tu as la musique pour l’appuyer. Je ne dénigre en rien le choix de Gojira d’en avoir, car le feu est leur marque de commerce, maintenant.

Ils tiennent le rythme, malgré leur année de consommation. Ils prouvent que leur musique est en avant-garde d’un son qui a finalement passé le test du temps et qui va toujours réconforter une génération en soif de groove et métal. Ils sont des piliers de leur genre musical et ils ont développé un style autour de leur personnage.

D’ailleurs, le chanteur porte fièrement son kilt et il a sorti sa cornemuse pour la pièce Shoots and Ladders.

Ils ont terminé la soirée sur une nuée de confettis rouge et blanc et je peux parler pour tout le monde présent, on en aurait redemandé, encore et encore.

Une soirée a toujours une fin, mais c’est loin de celle du groupe, car le mal continue à ronger notre société et le groupe a encore beaucoup à dire et dénoncer sur ce sujet. Sommes toutes, ils ont encore beaucoup à offrir.

Le maïs est encore juteux et sucré.

Texte : Eric BedardPrescription Punk RockCKRL 89,1

Photos : L’œil de Mel-C – Melanie Clement - Prescription punk rock – CKRL 89,1

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L'Oeil de Mel-C 

Envol et Macadam - 13 Septembre 2025  

Une fierté se lisait sur mon visage, la plus grosse foule de l’histoire du festival Envol et Macadam était devant moi en train de danser comme s’il n’y avait pas de lendemain sur la musique des puissants Interrupters, qui nous a nourris d’un amour musical incomparable.

Je l’ai déjà mentionné dans le passé, la fatigue n’est là que pour nous rappeler qu’on est encore vivant. J’ai toujours dit que je me reposerai sur mon lit de mort.

Troisième journée de spectacle, qui aurait pu dire que ça serait la plus intense soirée de l’histoire du festival de la sous-culture musicale.

Cette fois, je suis partie tôt afin de ne pas manquer Robert’s Creek Saloon, qui sont des amis de longue date. Leur musique originale nous rappelle la prohibition et la vieille époque des brigands en costume et cravate. Le groupe était en plein moyen et ils délivraient une belle prestation devant une petite foule, qui appréciait le moment passé avec les mauvais garçons. Si vous ne connaissez pas le groupe vous devez absolument aller les écouter, leur musique vaut le détour.

Par la suite, l’intensité punk n’a fait qu’augmenter avec nul autre que The Anti-Queens, une formation que j’affectionne beaucoup puisque le groupe a un son puissant et brute. Le moment fort de leur spectacle a eu lieu lors de leur reprise des légendaires Misfits, soit la pièce Where Eagles Dare. Ils l’ont interprété à leur façon avec brio. La foule s’agrandissait pendant leur spectacle, ce qui a donné une bonne dose d’énergie au groupe qui était tout sourire sur scène. Ils ont joué une dizaine de pièces avant de laisser la place à trois des plus grandes formations ska de la planète.

Je parlais avec Eric Dorval de la formation Still Insane et ce qu’il me mentionnait avait beaucoup de sens. Si les Planet Smashers aurait ouvert, je crois aussi que l’agora se serait remplie plus rapidement ce qui aurait donné une meilleure chance à Robert’s Creek Saloon d’avoir une plus grosse foule et aller cherche un nouveau public.

The Planet Smashers est un meilleur groupe ska au monde, on est tellement chanceux de les avoir. Ils viennent de sortir un tout nouvel album, un de leur meilleur en carrière intitulé On The Dancefloor. Il est paru sur l’étiquette de disque Stomp Records, le 22 août 2025. Il était d’attaque pour le défendre tout en offrant leur classique comme à leur habitude. Je ne me tannerai jamais de les voir en spectacle, leur énergie, les pièces et la foule font de leur spectacle un événement à ne pas manquer. C’est le groupe que j’ai le plus vu en spectacle, plus d’une cinquantaine de fois.

Vous savez quoi après leur performance à Envol et Macadam, je vais y retourner. Ils ont débuté la soirée avec la chanson Missionary's Downfall et ils ont enchaîné Life of a Party ainsi que Too Much Information. Nous avons eu droit à quatre pièces de leur nouvel opus, soit Wasted Tomorows, Meet Me on the Dancefloor, Alien et Things You Do. Un spectacle complet de quatorze de leur meilleur œuvre musicale qui s’est terminé avec Sk8 of Die.

Streetlight Manifesto a une place spéciale dans l’immense casse-tête qu’est le monde de la musique. Chacun est une pièce qui sert à faire avancer cette carte musicale. Cependant, certains sont plus influents et leur œuvre est majeure. On le sait, Toh Kay, le maître créateur derrière la formation américaine et chanteur, guitariste du groupe, est un génie et ses œuvres vont passer le test du temps.

Je crois qu’on était tous fébriles de les revoir, puisqu’un nouvel album est sur le bord de paraître et il est très attendu de la part des amateurs de musique.

J’avoue que dix chansons c’est très peu, quand on est un maniaque du groupe. Cependant, le fait d'avoir du côté de l’Agora apportait un cachet spécial à la soirée.

Ce sont des bêtes de scène ska. Ils ont ouvert les festivités avec la pièce A Moment of Violence et ils ont enchaîné Watch It Crash de façon olympique.

Bon, maintenant on va tomber sur le vif du sujet quand vient le temps d’un concert du groupe, car je sais que plusieurs sont déçus à chaque fois. Catch 22 est le deuxième projet du chanteur et le groupe a eu un album marquant, soit Keasbey Night.

Lors d’une tournée en Europe, le groupe s’est fait voler leur instrument, ainsi que leur affaire personnelle. Ils sont revenus aux États-Unis et ils sont repartis en tournée où ils se sont à nouveau fait voler.

Comme le groupe avait accumulé d'importantes dettes. Ils ont reproduit cet album mythique pour que les amateurs du groupe l’achètent afin de se remettre sur pied financièrement.

Les amateurs le compte dans le catalogue de Streetlight Manifesto, mais en fait il n’en fait pas partie. Le groupe nous a fait une belle fleur en interprétant Dear Sergio, mais n’attendez pas plus puisqu’ils ne replongeront pas dans ce passé en spectacle.

Surtout quand tu as quarante-cinq minutes de spectacles.

Néanmoins, le groupe a bien tiré son épingle du jeu et ils ont offert tout un spectacle. Époustouflant du début jusqu’à la fin.

The Interrupters était attendu de pied ferme. L’Agora était pleine à craquer et l’atmosphère était indescriptible. Il y avait des festivaliers de tous les âges et tous attendaient le coup d’envoi.

J’étais content de leur choix de chanson d’avant concert, soit The Special et leur tube Ghost Town.

Le groupe est arrivé sur la chanson Gave You Everything, où le groupe est arrivé à la course chauffer à bloc et prêt à tout donner

pour la ville de Québec en cette magnifique soirée de septembre.

Le public a littéralement explosé et l’Agora est devenu une immense piste de danse. Je n’ai pas vu Manon danser le ska, mais j’ai vu une armée d’amateurs de musique s’éclater comme jamais dans leur vie. Le quatuor est une machine bien huilée qui sait comment jouer avec son public et le lien entre eux et les Québécois est vraiment puissant, c’est une belle symbiose.

La surprise et le moment fort de leur spectacle est arrivé lorsqu’une personne de la foule a fait la demande de jouer Alien, ce que The Interrupters ont accepté. La pièce ne se retrouvait sur leur setlist.

Nous avons eu droit à quinze pièces qui ont été reçues avec une énergie magnifique par la foule.

Un franc succès qui laisse place à beaucoup de possibilités pour l’édition de 2026.

Nous sommes par la suite allés rejoindre nos amis The Carringtons du côté du Scanner pour l’après-party.

Je peux vous dire que le groupe m’a remonté, puisque je commençais à être pas mal fatigué. Avec les entrevues et les trois jours de concert, mon corps commençait à flancher.

La formation de la ville de Québec a beaucoup évolué récemment et leur spectacle aussi. La qualité de composition combinée avec leur énergie nous a donné une belle claque en pleine face.

THE LOOKOUT ont suivi, on est resté pour la fin du spectacle, mais par la suite nous avons quitté pour aller se reposer.

Je souligne la magie qui opère entre THE LOOKOUT et la foule, l’alcool coulait à flot et la réception positive a amené le Scanner à un autre niveau de célébration.

Il était temps d’aller chercher un peu de sommeil afin de récupérer. Le sommeil des guerriers qui, du haut de leur quarantaine, ont tout donné pour couvrir l’événement à chaque jour, car on est chanceux d’avoir un tel festival au cœur de notre belle capitale.

Bien hâte à l’édition de l’an prochain!

L'entrevue complète avec The Interrupters est disponible ici:

https://youtu.be/q-LyeH6OTRM?si=nj900mCg_EwyMnsk

L'entrevue complète avec KRANG est disponible ici:

https://youtu.be/rJFiKx4XPvE?si=MFonXi7_LfXW0aXA

L'entrevue complète avec The Planet Smashers est disponible ici:

https://youtu.be/BR_JaAt4was?si=V26FwVb0rNzEN6wo

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Texte : Eric BedardPrescription Punk RockCKRL 89,1

Photos : L’œil de Mel-C – Melanie Clement - Prescription punk rock – CKRL 89,1

 

 

 

 

 

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L'Oeil de Mel-C

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